Une boîte à outils pour innover : le cas de la Cité des Sciences

collaboration a travers des groupes de travaiL


 
Le travail du Pôle d'accesibilité d'un site culturel, c'est également de partager son savoir-faire et d'échanger des idées avec d'autres établissements de ce type. Pour réaliser cet objectif, les plus grands musées parisiens organisent des groupes de travail, afin de discuter des supports innovants qui ont été créés. Il est important de s'informer sur ce que d'autres établissements font à l'étranger et en France pour pouvoir améliorer l'offre.

La collaboration est donc le moyen d'échanger, de partager ses expériences et d'avoir des idées. C'est pourquoi, les grands établissements culturels de Paris participent activement aux groupes de travail. Par exemple, la semaine "pour un projet Culture-Santé" a été organisée à Versailles, le musée du Louvre a organisé un atelier sur le toucher, des groupes de travail ont été créés sur les thèmes de pictogrammes, de communication sur Internet, du développement du public individuel à déficience mentale...

Il y a également des groupes de travail impulsés par le Ministère de la Culture. Les employés de la Cité des Sciences et de l’Industrie y participent pour voir comment, pour les différents types de handicaps, on peut évoluer et apporter des nouvelles pratiques. Les ateliers servent non seulement à partager ses expériences, mais également à participer en tant que simple observateur.
 

LIMITES ET CONTRAINTES

Cependant, en ce moment, l'activité des groupes de travail n'est pas aussi intense qu'avant. Il y a deux raisons principales à ce ralentissement : le manque de temps et les difficultés d'organisation. Tout d'abord, afin qu'un groupe de travail soit actif et réussi, les responsables de pilotage doivent être très impliqués. Et cela demande beaucoup de temps, puisqu'il faut coordonner des établissements distincts. Cette hétérogénéité des établissements et leur éloignement spatial, le fait que ce ne soit pas au sein de la même structure complique le travail de pilotage. Cela rend aussi le travail plus lent.

Les difficultés découragent de nombreux professionnels à y participer, mais surtout à prendre la responsabilité de pilotage des actions collaboratives entre plusieurs établissements culturels et touristiques. Et cela malgré les résultats qui sont souvent très fructueux. Il y a eu en effet de bonnes initiatives communes, qui n'ont pas rapporté les résultats attendus.
Par exemple, une des idées était de proposer une offre touristique avec des parcours transversaux thématiques regroupant plusieurs musées de Paris. Au départ, le public s'est montré très intéressé, mais après la mise en place de l'offre, le public s'est découragé : le projet paraissait trop compliqué et il était difficile pour les visiteurs de concevoir un produit touristique transversal, sans unité de lieu ni du temps.Ainsi, l'idée doit à la fois être simple et accessible, afin de pouvoir être comprise et pratiquée facilement par tous les publics.
Un autre groupe de travail a été lancé sur le thème de la création de l'offre culturelle pour le public individuel à déficience mentale. Cependant, vu le nombre encore très restreint de ce type de public à la Cité des Sciences et de l’Industrie, le projet n'a pas abouti. Les personnes à déficience mentale viennent en particulier en groupes, donc créer une offre pour le public individuel s'est avéré peu pertinent et inefficace.

Ces échecs peuvent parfois décourager les professionnels pour collaborer et pour mettre en place des actions communes. Malgré cela, on remarque que les plus gros établissements culturels de Paris proposent de vraies initiatives concernant la mise en accessibilité de leurs sites et arrivent à créer des synergies afin que l'offre soit homogène dans des structures touristiques différentes.

Merci à Jean-Pierre Ferragu, délégué Accessibilité à la Cité des Sciences et de l'Industrie