Institutions

 

À propos de la RECA (Réunion des établissements culturels pour l’accessibilité).

La RECA a été créé à l’initiative du ministère de la culture en 2003, pour améliorer l’accueil de personnes handicapées dans les établissements culturels.  La RECA est piloté par Universcience qui regroupe la Cité de la science et des industries et le Palais de la découverte.
Elle compte plus de 23 établissements culturels tels que le musée du Louvre, le musée du quai Branly...,ainsi 3 collectivités. La RECA ne cesse de s'agrandir, ainsi 3 nouveaux établissements doivent se joindre à cette synergie d'acteurs.

La RECA mène un travail de réflexion avec la création de différents groupes de travail, elle conduit également des actions de collaborations entre les établissements culturels avec un échange de pratiques et de savoirs qui portent sur l'architecture, la technique et l'information pour l'accessiblité.
Grâce à la RECA, les musées travaillent donc ensemble pour améliorer l’accessibilité de l’offre culturelle pour les handicapés de manière globale dans la région parisienne. Les musées ne sont donc pas cantonnés à leur propre politique d’accessibilité mais ils échangent leurs bonnes pratiques et leurs informations de façon collaboratives. La RECA est un élément important car elle montre l’intérêt des pouvoirs publics à prendre des mesures pour permettre aujourd’hui et demain à des personnes en situation de handicap d’avoir accès à la culture.

Pour plus d'informations: http://www.culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Develo....

Agence d’Ecologie Urbaine de la Mairie de Paris

Entretien avec Thierry Mareschal, chargé de projets en éco développement
Thierry Mareschal nous apporte la vision concrète de l’Agence d’Ecologie Urbaine sur le tourisme durable, et les actions menées par la Mairie de Paris en matière de développement durable. Dans un second temps, T.Mareschal nous explique l’importance d’une plate forme d’échange touristique dans l’optique d’un tourisme durable.

Présentation de l’Agence Ecologie Urbaine
L’Agence d’Ecologie Urbaine (AEU) a une vocation transversale pour piloter des projets de développement durable. Parmi eux, le Plan Climat, le plan Biodiversité, le plan de Prévention du bruit, le plan de développement de l’alimentation durable mais l’AEU s’intéresse également aux questions de la qualité de l’air, de l’énergie et de la mobilisation des acteurs du territoire. Pour piloter ces actions, l’AEU anime un réseau de correspondants au sein de la Ville de Paris.
Plus spécifiquement, la division éco développement a pour objectif de mobiliser les acteurs économiques du territoire pour les sensibiliser à une meilleure prise en compte de l’environnement dans leur activité.
Pour le volet tourisme, l’AEU travaille en collaboration avec l’Office du Tourisme et des Congrès de Paris (OTCP) pour apporter son expertise sur les questions environnementales. L’OTCP mène des actions concrètes en matière de tourisme durable, et l’Agence de l’Ecologie Urbaine travaille en contact avec cet organisme pour soutenir les différentes actions mises en place dans ce domaine.
Parmi ces actions, retrouvez l’onglet « tourisme durable » sur le site officiel de l’Office du Tourisme et des Congrès de Paris : www.parisinfo.com

Le développement durable du tourisme pour l’AEU
Concrètement qu’est ce que le développement durable du tourisme pour l’Agence de l’Ecologie Urbaine et quelles actions sont mises en place ?
Le souhait de l’AEU est d’accompagner les acteurs du tourisme vers une gestion plus éco responsable de leur activité. C’est pourquoi un secteur propre au tourisme a été crée dans le Guide pratique de l’engagement éco-responsable des entreprises, au sein duquel on trouve les hôtels, les restaurants et les agences de voyages. L’AEU ne se pose pas dans une logique de contrôle mais d’incitation très forte et d’accompagnement de ces entreprises vers une démarche éco-responsable.
Ce guide dématérialisé, consultable en ligne est conçu comme un portail qui renvoie vers d’autres sites ou documents ressources en lien avec une démarche durable. Il présente de manière interactive et pratique les raisons pour s’engager, l’ensemble des accompagnements disponibles, une méthode pas à pas pour se lancer (partie générique ) et un décryptage et des actions concrètes pouvant être mises en oeuvre pour chaque secteur d’activité (partie sectorielle).
D’après le Bilan Carbone de Paris élaboré dans le cadre du Plan Climat de Paris de 2007, on s’aperçoit que les arrivées en avion représentent le principal poste d’émissions de gaz à effet de serre dues au tourisme sur le territoire (95%). L’idée de L’AEU est de mettre en avant les alternatives au déplacement en avion, avec notamment les interconnections entre les grandes villes européennes pour que les touristes viennent davantage en train et la possibilité d’augmenter la durée des séjours pour diminuer l’impact carbone de chaque visiteur
De même, pour qui concerne le tourisme d’affaire dans la capitale (40 % de l’occupation hôtelière de la région Ile-de-France), l’idée est de proposer aux visiteurs des packages tout compris (voyage + hôtel ou restaurant…) et qui englobent des offres éco-responsables combinées.
L’autre priorité de l’AEU concerne la sensibilisation. Sur ce point, la création du site internet Acteurs du paris durable a pour objectif de mettre en relation les différents acteurs qui oeuvrent pour un développement durable à Paris qu’il s’agissent d’entreprises, d’ associations ou d’individuels. Il se veut être une plateforme de mise en valeur, d’échange et d’essaimage de bonnes pratiques environnementales.
 
Retrouvez plus d’informations en consultant le Guide pratique de l’engagement éco-responsable des entreprises : http://pro.parisinfo.com/fr/nos-engagements/tourisme-durable/guide-pratique-engagement-eco-responsable-entreprises/
Mais aussi le site Acteurs du Paris durable : http://www.acteursduparisdurable.fr/

L’importance d’une plate forme d’échange en matière de développement durable du tourisme
Thierry Mareschal souligne l’importance de travailler en synergie avec les autres, initiatives qui peuvent émerger sur le territoire. L’objectif ne doit pas être de créer un portail unique et exhaustif en matière d’informations. Le projet doit s’inscrire dans une logique de plate forme qui génère des flux, des échanges et des partages de ressources. L’information doit se retrouver aussi sur les réseaux sociaux, dans les moteurs de recherches. Aujourd’hui, il est important de travailler en réseaux et de manière collaborative afin de référencer d’autres acteurs, mais aussi pour être référencé auprès des autres initiatives durables et être visible.

Comité Départemental du Tourisme de l’ESSONNE

Eric Cochard occupe la fonction de directeur du Comité Départemental du Tourisme de l'Essonne depuis 1998. De 1995 à 2002, il a été maire de la ville de Marcoussis en Essonne.
 
Présentation du CDT de l’Essonne
Le Comité Départemental du Tourisme de l'Essonne a été crée en 1975. Il dépend du Conseil général de l'Essonne depuis maintenant 37 ans. Il comprend 13 personnes réparties dans trois grands pôles:

    - Le pôle ingénierie :
Il s'occupe de la mise en valeur de l'offre touristique et notamment de l'offre « jardin secret » sur lequel travaille Colette Beaudean actuellement. Il assure également la mise en place d'événements, de salons et d'outils de communication.
Stéphane Bienvault qui fait partie de ce pôle est chargé de développement du Pôle touristique régional sud-Essonne. Il mène une politique de soutien au développement touristique de certaines villes du sud de l'Essonne comme Etampes, Méréville ou Dourdan. Son rôle consiste non seulement à soutenir certaines villes qui manquent de professionnalisme dans le secteur touristique mais aussi à densifier leur offre touristique. A ce titre, près de 50 études et actions ont été réalisées telles que la mise en place d'un circuit dans la ville d'Etampes ou encore la promotion de la verrerie de Soisy-sur-Ecole. Ces actions ont mobilisé près de 8 millions d'euros pour le pôle sud-Essonne. Le pôle ingénierie gère et anime aussi des filières en développant :
  • la filière prioritaire des parcs et jardins
  • la filière tourisme de découverte économique
  • la filière randonnée
  • le réseau Clévacances
  • le label national Tourisme et Handicap (13 sites labélisés dans le département de l'Essonne)
Le pôle ingénierie axe également sa politique sur le tourisme d'affaires qui a un poids économique important en Essonne. Il représente en effet l'essentiel du chiffre d'affaires dans le département. Diverses actions sont donc menées pour développer cette offre touristique, à savoir la publication et la diffusion de guides et brochures sur le tourisme d'affaires ou encore l'élaboration d'un site internet.

    - Le pôle mise en marché :
Il s’organise autour de 5 personnes : une responsable de pôle, une chargée de réservation, un webmaster, un chargé de l’information touristique et une chargée de la communication et des relations presse. Il a pour but de promouvoir et de commercialiser l'offre touristique.

    - Le pôle ressources humaines
Il est constitué de deux personnes: l'une s'occupant de la comptabilité, l'autre étant assistante de direction.
Il existe aussi deux autres structures mais qui ne dépendent pas du CDT. Il s'agit du pôle « Gîtes en Essonne » répertoriant les chambres d'hôtes meublées, et du pôle « Terroir en Essonne » recensant les producteurs du terroir en Essonne.
Le budget annuel dont dispose le CDT est de 1 400 000 euros. 100 000 euros sont reversés au pôle « Produit terroir » et 300 000 euros pour le pôle « Gîtes ». Le CDT est financé à 90% par le Conseil Général de l'Essonne.

Le tourisme durable pour le CDT de l’Essonne
La notion de développement durable du tourisme semble plus pertinente que celle de tourisme durable. Le développement durable du tourisme se traduit par la conduite de nombreuses actions pour la préservation de l'environnement. Le développement de sites internet, tels que la clef verte et écolabel européen, s'inscrivent également dans une démarche de développement durable du tourisme puisqu'ils répondent à des critères environnementaux bien précis.
Les filières qui sont développées au sein du CDT, comme la filière jardin répond aux critères de développement durable. En effet, elle réunit une fois par an les acteurs afin de les sensibiliser aux pratiques environnementales et éco labélisées. En ce qui concerne la filière randonnée, celle-ci propose 1000 km de circuits de randonnée labélisés. La labellisation de 13 sites au Tourisme et Handicap va aussi dans le sens d'une démarche durable du tourisme. Cependant, la notion de développement durable est difficilement applicable à toute la région. En effet, il apparaît parfois difficile de se déplacer d'une offre à l'autre. La question de l'accessibilité interroge donc la notion de développement durable. Par exemple, pour se rendre en Essonne, 85% des touristes utilisent la voiture. On est donc ici loin d'une démarche touristique durable.

L'importance d'une plate-forme d'échange en matière de développement durable du tourisme
L'idée de fédérer tous les acteurs autour du tourisme durable en Ile-de-France est une bonne démarche dans le sens où elle éviterait que les acteurs touristiques soient isolés les uns des autres. En effet, les problématiques, les priorités et les enjeux ne sont pas les mêmes selon les acteurs et selon où on se trouve. Cette plate-forme d'échange serait l'occasion de partager avec les différents acteurs et de créer de la visibilité à toutes les échelles aussi bien régionales que départementales. L'échelle régionale c'est-à-dire l'Ile-de-France et pas seulement Paris doit être prise en compte, et il est important de renforcer l'information et la communication à l'échelle régionale.
La plate-forme d'échange prendrait la forme d'une réunion; il aurait une dimension informelle. Le concept de plate-forme d'échange « green » est encore à préciser néanmoins.

Institut d’Aménagement et d’Urbanisme

Entretien avec Mme Corbillé et Mr Emmanuel Blum

Présentation de l'IAU
L’Institut d'Aménagement et d'Urbanisme (IAU) est une fondation privée d'utilité publique. Il a été crée en 1960 par l'Etat et depuis la loi de décentralisation (1982), il est devenu un organisme régional. L'IAU reçoit 85% de subventions régionales mais aussi des subventions de l'Etat. Le budget est voté par la région. L'institut répond à des appels d'offre en Ile-de-France, en France et à l'étranger. Il multiplie aussi des contrats avec des offices de tourisme et des institutions. Il s'agit d'un organisme ayant pour compétence l'aménagement.
Cet organisme comprend 6 grands départements thématiques:
  • Démographie/habitat
  • Développement local et économie
  • Mobilité et transport
  • Environnement urbain et rural
  • Urbanisme/Aménagement/Territoire
  • Planification et aménagement durablement

A cela s'ajoute d'autres départements, tels que le département ressoure (financeur), le département SIG (cartographie informatique), l'ORS et l'IRDS; ces deux derniers départements sont relativement indépendants. Il s'agit d'une boîte d'experts composé à 80% de cadres et regroupant des ingénieurs, architectes, urbanistes, géographes, informaticiens.

Entretien avec Atout France

Sylvie Barrère est chargée de mission « Environnement et développement durable du tourisme » pour Atout France

Présentation d'Atout France
Atout France est l’agence de développement touristique de la France, créée par la loi n° 2009-888 de développement et de modernisation des services touristiques. Elle a été constituée par l’intégration d’ODIT France (ingénierie touristique) et de Maison de la France (promotion). L’agence poursuit trois objectifs :
  • la promotion touristique de la France ;
  • la réalisation d’opérations d’ingénierie touristique ;
  • la mise en oeuvre d’une politique de compétitivité et de qualité des entreprises touristiques.
De plus, Atout France se voit confier deux missions d’intérêt général par l’Etat :
  • l’immatriculation des opérateurs de voyages et des exploitants de voitures de tourisme ;
  • la conception et la mise à jour des tableaux de classement des offices de tourisme et des hébergements touristiques.
Au sein de la Direction de l’ingénierie et du développement, Sylvie Barrère est chargée de mission « Environnement et développement durable du tourisme ».

Le développement durable du tourisme pour Atout France
Atout France préfère parler de développement durable du tourisme plutôt que de tourisme durable. En effet, l’expression tourisme durable implique l’existence d’une forme particulière de tourisme, semblable à un marché de niche. La formule est alors trop réductrice, étant donné l’ambition transversale beaucoup plus large induite par le terme de développement durable du tourisme. C’est véritablement l’ensemble de l’activité touristique qui doit tendre vers la durabilité, selon Atout France. L’approche du développement durable par Atout France est systémique, et l’objectif est de trouver un modèle de développement touristique et économique plus durable.
ODIT France s’est penché sur la notion de développement durable du tourisme dès 1998, par le biais d’une publication. Aujourd’hui Atout France est un levier global pour le développement durable du tourisme français. Les grandes préoccupations d’Atout France ont un lien certain avec le développement durable : lutter contre la saisonnalité, agir pour la rentabilité des investissements ou encore promouvoir la labellisation des entreprises et services touristiques sont des ambitions qui tendent vers une meilleure viabilité économique, sociale et environnementale de l’activité touristique.

Parallèlement à la vision d’Atout France, le Grenelle de l’Environnement initié par l’Elysée en 2007 n’a pas véritablement pris le tourisme en compte. Ce grand rendez-vous qui se voulait transversal a inscrit le gouvernement dans une démarche cloisonnée, laissant apparaître un raisonnement par filière sans approche systémique. Le tourisme – touchant de nombreux secteurs d’activité – et par conséquent Atout France n’y ont pas trouvé leur place.
D'ailleurs, l’agence est actuellement en train de travailler sur trois dossiers concernant le développement durable du tourisme. Le premier consiste à réaliser une étude sur les éco-clientèles touristiques des gîtes Panda dans les Parcs naturels régionaux. L’objectif est de mettre en place une politique d’harmonisation des labels à partir de l’étude de l’un d’entre eux. Le second concerne l’analyse des agendas 21 locaux pour y extraire les actions qui concernent le développement durable du tourisme. Ce travail permettra d’améliorer les échanges de « bonnes pratiques » grâce à une publication d’Atout France prévue pour 2012. Enfin, la troisième action d’Atout France dans ce domaine est la mise en place d’un comité de réflexion sur les stations touristiques et leurs liens avec les espaces naturels, à la demande de la DATAR. Toutes ces actions sont conduites en partenariat avec le ministère de l'Ecologie et du Développement durable sur la base d’une convention entre les deux organismes.
Plus largement, l’agence de développement touristique cherche à trouver une mise en oeuvre durable de sa stratégie et à articuler l’offre touristique française autour du développement durable. Les atouts de la destination France du point de vue des clientèles internationales vont dans le sens du développement durable du tourisme (qualité patrimoniale, art de vivre, préservation de l’identité territoriale, etc.). Ainsi, la stratégie d’Atout France en matière de durabilité répond aussi à des exigences marketing.
Enfin, Atout France pilote le concours EDEN « European Destinations of ExcelleNce » en France. Ce concours à l’échelle européenne vise « à promouvoir et à accélérer le développement de destinations européennes moins connues dont la stratégie touristique repose sur une approche innovante et durable et qui peuvent contribuer à une meilleure répartition des flux de touristes dans le temps et l’espace »1. Il se situe indéniablement dans la démarche de développement durable du tourisme adoptée par Atout France.
En interne, Atout France n’a pas encore son « mister Green » mais Sylvie Barrère tente de jouer ce rôle, au-delà de sa mission initiale. La promotion interne de la notion est difficile étant donné la segmentation des directions et de leurs métiers, dont tous n’ont pas la même approche du tourisme. Ainsi, à la direction de l’ingénierie, le développement durable du tourisme semble être intégré par les développeurs qui accompagnent les collectivités dans la mise en place de leur stratégie touristique. En revanche, à la direction de la communication et de la promotion, le développement durable du tourisme n’est pas encore à l’ordre du jour ; la transversalité de la notion complexifie son intégration aux actions de communication.
Atout France assure une promotion du tourisme en France par filière et par destination. Il existe par conséquent différents clubs d’adhérents (« tourisme culturel », « tourisme viti-vinicole », etc.), mais il n’y a pas de club « développement durable du tourisme ». Ceci s’explique par l’approche systémique adoptée par Atout France face au développement durable : créer un club comme celui-ci reviendrait à entretenir l’idée selon laquelle le tourisme durable est un type de tourisme, alors que chaque filière doit aujourd’hui prendre en compte le développement durable du tourisme.

Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR)

Entretien avec Michèle Angélique Nicol, urbaniste- chargée d’études socio-économiques et développement durable à l'APUR

Présentation de la structure et de la personne interrogée
L'Atelier parisien d'urbanisme (APUR) a été créé le 3 juillet 1967 par le Conseil de Paris. ll a pour missions d'étudier et d'analyser les évolutions urbaines et sociétales participant à la définition des politiques publiques d'aménagement et de développement, de contribuer à l'élaboration des orientations de la politique parisienne et notamment de ses documents d'urbanisme et de projets à l'échelle de Paris et de sa métropole. A cette fin, il observe et analyse les évolutions de Paris et de sa métropole, notamment à partir des données démographiques, économiques, sociales ou immobilières et peut engager des réflexions prospectives, élaborer des propositions d'actions, réaliser des études, effectuer des expertises ou encore contribuer à celles-ci.

Lors de la nomination, en août 2008, de son nouveau Directeur, Francis Rol-Tanguy, une lettre de mission a précisé les six thèmes majeurs dans les activités de l'Apur pour les prochaines années :

- le logement, avec l’engagement pris par la municipalité de financer 40.000 logements sociaux d’ici 2014
- la nature en ville et l’espace public
- le plan « Climat »
- l’évolution du paysage urbain, notamment avec la réalisation de véritables nouveaux quartiers, notamment sur la couronne parisienne
- la mobilité et les déplacements
- la place de Paris dans la dynamique de Paris Métropole.
Mme Dominique Alba a succédé à Francis Rol-Tanguy le 1er février 2012.
Les missions de l'Apur sont déclinées chaque année par l'adoption, en Conseil d'administration, d'un programme de travail détaillant l'ensemble des études, observatoires et traitement de données que l'Apur est chargé de réaliser et de porter à connaissance de ses administrateurs. La plupart de ces travaux - hormis les observatoires destinés aux partenaires institutionnels - est accessible au grand public sur ce site. Par ailleurs, l'Apur peut également effectuer toute mission ou étude se rattachant à son objet social en répondant à des appels d'offres de collectivités franciliennes ou étrangères ou en participant à des programmes de coopération décentralisée.

Le développement durable du tourisme pour l'APUR
Pour Madame Nicol, il est préférable d’utiliser la notion de « tourisme éco-responsable » plutôt que « durable ».L’APUR a publié en Décembre 2009 une étude exploratoire intitulée « Vers un tourisme parisien éco-responsable ». Elle vise à s’interroger sur les réductions d’impact des gaz à effet de serre. En effet, les transports génèrent une quantité considérable de gaz à effet de serre, en particulier le transport aérien. Ainsi, il serait possible, dans un lieu comme Paris, de reporter les transports de proximité (Europe notamment), réalisés en avion, sur les lignes de chemin de fer ; d’autant plus que Paris s’apparente comme une place privilégiée que l’on pourrait qualifier de « noeud de transport TGV ». Cependant, pour les clientèles plus lointaines, le défi est de diminuer le coût des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux gains économiques de ces séjours pour la ville. Une étude a donc été menée pour mettre en évidence ce que chaque touriste, selon sa nationalité, dépense par séjour. La solution qui a retenu toute l’attention est la suivante : allonger les séjours. Ce dernier point remet ainsi en cause certaines prestations des tours-opérateurs qui proposent aux touristes, par exemple chinois, de visiter l’Europe en une quinzaine de jours (et qui utilisent donc beaucoup l’aérien). Mais le Tourisme éco-responsable peut également concerner l’hôtellerie avec par exemple la réduction du gaspillage (consommation en eau, les serviettes de toilettes changées tous les jours, etc.) ou encore la restauration (circuit bio…). Les labels font aussi parti de la question (exemple : le label clé verte).En conclusion, il n’y a pas de très grande visibilité pour le touriste parisien des possibilités de voyager « vert ». NB : Une étude intéressante, postérieur au travail de l’APUR, a été conduite par l’Office du Tourisme afin d’aider les hôtels à s’évaluer du point de vue de leur durabilité, selon différents critères (économiques, sociaux…).

L'importance d'une plate-forme d'échange en matière de développement durable du tourisme
Il est certain qu’à Paris il existe de véritables échanges concernant le tourisme. En ce qui concerne le rôle de l’APUR, il a été notamment sollicité par la Mairie du 4ème arrondissement sur les problèmes de cohabitation entre touristes et habitants. En effet, les habitants de l’Île Saint Louis ont le sentiment d’être « envahis » par les touristes. L’APUR s’est aussi investi sur la grande problématique de « faire découvrir la ville de Paris autrement ». Celle-ci s’adresse aux touristes qui reviennent dans la ville et qui ont donc déjà visité les sites emblématiques de Paris (Notre Dame, etc.) et sont donc prêts à découvrir d’autres lieux, hors des sentiers battus. Cela implique notamment de rendre la ville plus lisible pour ces touristes.

Entretien avec Mr Amiaud David

Amiaud David est doctorant à l’université de La Rochelle

Présentation de David Amiaud
Amiaud David est doctorant à l’université de La Rochelle et rattaché au laboratoire LIENS, équipe de recherche AGÎLE. Il prépare sa thèse intitulé « Tourisme et handicap : recherche sur les conditions d'accessibilité aux aménités du littoral » sous une approche territoriale. Mr Amiaud travail également en tant qu’employé au sein de l’UNR Valor qui est une filiale privée gérée par l’université, sa thématique est centrée sur l’accessibilité et la conception universelle.

Le développement durable du tourisme pour Mr Amiaud
Selon moi, il est important d’intégrer la notion de handicap dans le développement durable. Le thème du handicap fait partie du volet social du développement durable, puisqu’il aborde de front la question d’équité, de la lutte contre l’exclusion, l’acceptation des différences. Cependant, après avoir fait plusieurs entretiens, dans le cadre de la thèse, auprès d’acteurs du tourisme il est clair que la prise en compte du handicap dans le développement durable est souvent sous estimé, comme si l’association Handicap / développement durable ne semblait pas aller de soi. Pourtant le développement durable tel qu’il est définit depuis la conférence de Rio en 1992 tient compte de l’environnement, de l’économie et de la société. C’est dans ce dernier aspect que l’on retrouve, par exemple, la question de la solidarité et d’autres questionnements tel que : comment accède-t-on aux ressources ? Comment accède-t-on au tourisme, entendu comme une pratique favorable à la réalisation du bien être de la personne ? En terme de solidarité, le développement durable c’est aussi la question de l’accès aux ressources dans la pyramide de l’âge de la vie. En d’autres termes comment satisfaire ses besoins, et entre autre le tourisme, à différents âges de la vie ?
Un deuxième point : les aménagements et les impacts sur l’environnement. Dans les politiques d’aménagement, la notion de handicap tient de plus en plus une place importante. Et cette position qu’occupe la notion de « handicap » doit être considérée comme un élément du développement durable. Si on ne pense pas à l’accessibilité pour tous, en amont d’un projet, alors il y a un risque de surcoût des travaux, car il faudra, après réalisation faire des adaptations, ce qui n’est donc pas souhaitable. Ainsi, en termes de durabilité on est doublement pénalisé. Pénalisé du point de vue strictement environnemental puisqu’il faut engager de nouveaux travaux pour respecter les normes en vigueurs depuis la loi de 2005 et pénalisé socialement puisqu’on ne permet pas à une personne, sans discrimination corporelle, de profiter de sa citoyenneté. Les collectivités territoriales sont actuellement exposées à cette situation, où précisément des projets récents d’aménagements n’ont pas intégré le handicap dès le départ. Par exemple, lors de la construction d’un tramway, s’il n’y a pas de prise en compte de la notion d’accessibilité au début du projet alors il faut proposer des adaptations plus tard et cela peut provoquer des impacts environnementaux puisqu’il faut engager de nouveaux travaux.
Un troisième point important pour illustrer la relation possible entre handicap et développement durable est celui de l’Agenda 21. Dans ce plan d’action le handicap à toute sa place. Le volet social d’un agenda 21 permet en effet d’aborder la question du bien-être des personnes dans leur environnement, la cohésion sociale au sein des territoires, la participation des administrés. Ainsi dans un Agenda 21 il est possible de traiter l’équité d’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap ou encore le partage des ressources.
Et enfin un dernier point permet de voir la relation entre handicap et développement durable à travers l’élaboration des Agenda 22, qui est un plan d’action permettant de soutenir la mise en place d’une politique handicap. Le problème c’est qu’actuellement il n’y a pas beaucoup d’agenda 22 en France. A l’échelle de La Région Poitou-Charentes nous avons pu suivre, grâce aux rencontres effectuées avec M. Patrick Larible la démarche d’élaboration de l’Agenda 22 de Poitou Charente et de la Communauté d’Agglomération de La Rochelle. Abordant la question du tourisme des personnes « autrement capable », mon intervention peut permettre de sensibiliser d’autres acteurs à l’importance d’intégrer la notion de handicap dans les politiques de développement durable et notamment dans le cadre de projet portant sur le tourisme durable. En outre, la filiale de l’Université, l’ULR Valor peut intervenir dans ce sens pour sensibiliser et aider à rapprocher des acteurs étatiques (Délégation Interministérielle à l’Accessibilité, Association Tourisme et Handicap) du tourisme, et de la mise en accessibilité des sites touristiques et des associations de personnes en situation de handicap.
 
- La différence entre tourisme durable et développement durable du tourisme
Je pense avant tout que l’on ne doit pas s’arrêter à l’écotourisme et à la notion de tourisme équitable puisque le tourisme durable c’est une notion beaucoup plus large. Personnellement, le tourisme durable et le développement durable du tourisme sont des synonymes et je ne vois pas de grandes différences entre les deux définitions que l’on pourrait apporter à ces deux expressions. Avant tout, le tourisme durable est un concept qui possède des sous branches, comme le tourisme accessible. Le tourisme durable doit comprendre trois approches : économique-environnementale-sociétale. Concrètement, par rapport à la relation entre tourisme et handicap le développement d’un « tourisme durable » peut passer par la mise en place une offre globale accessible (ex : les conditions d’accès pour la voirie, le transport et les espaces publics). Le rapport entre tourisme / développement durable et handicap porte aussi sur les conditions de mise en accessibilité des espaces naturels protégés avec comme principale question : comment trouver des compromis pour intégrer l’aspect sociétal, l’accès à tout pour tous, et environnemental ?
Concernant l’économie, on peut se demander comment une collectivité peut développer son activité, ses recettes et dynamiser le secteur touristique ? Le tourisme accessible s’apparente pour certaines collectivités comme un moyen pour renforcer la compétitivité à travers une offre touristique renouvelée et solidaire. Pour répondre aux objectifs de durabilité il est possible à travers la démarche « tourisme accessible » les acteurs peuvent se demander comment intégrer dans les offres (chaînes d’hôtels-prestations touristiques-accès à l’eau avec les tiralos) le travail des personnes en situation de handicap ? Des choses ont déjà été initiées dans ce sens comme la pratique du surf l’été qui peut être enseignée par des personnes handicapées. L’expression de la relation entre tourisme durable et handicap prend tout son sens à travers l’expérience conduite dans l’Ile de Ré. Certaines collectivités territoriales ont cherchés à aménager les accès à la plage pour tous, tout en respectant la protection des dunes. Le choix d’aménagement des sentiers littoraux s’est portés sur la disposition de chemins en caillebotis afin de limiter l’impact sur l’environnement côtier. En outre ces aménagements ont l’avantage d’être produit localement par une entreprise qui engage des personnes en situation de handicap dans le cadre d’un CAT (Centre d’aide par le travail). Penser au développement du tourisme durable c’est donc permettre aux personnes à mobilité réduite de d’être touriste, tout en pouvant respecter les principes du développement durable. Enfin, pour nous s’est aussi penser aussi aux possibilités de créations d’emplois directs ou indirect à l’égard des personnes en situation de handicap.de aménagés propose ce qu’ils appellent le CAT c'est-à-dire le centre d’aide pour le travail et donc les communes ou collectivités doivent se poser la question du comment l’intégrer.

- L'application du développement durable du tourisme dans la métropole parisienne
Au niveau de la métropole parisienne je n’ai pas d’exemples précis de concrétisation. Mais j’ai l’expérience de la rénovation d’un château du XVème siècle où l’un des enjeux était de concevoir un musée pour tous tout, et donc en respectant le principe durabilité. Pour cela les acteurs on adopté une démarche territoriale d’accessibilité en intégrant différents acteurs et responsables. Des initiatives ont également été conduites pour proposer le vélo Tandem dans les certaines villes afin de proposer aux personnes non-voyantes ou mal-voyantes, et au final à tous les publics, de découvrir le lieu de séjour autrement. La rencontre en tourisme, développement durable et handicap peut aider à proposer un tourisme à pratiquer « autrement ». C’est le cas des circuits piétons de découverte par d’autres sens que la vue comme par exemple le toucher ou l’odorat (ex : à bordeaux où ils sont labellisés Tourisme&Handicap). C’est aussi le fait de pouvoir faire travailler ensemble des acteurs du privé et du public. Dans les métropoles, le développement durable permet d’intégrer les entreprises les plus proches, les employés les plus proches et notamment ceux en situation de handicap. C’est donc une certaine proximité de la production et de l’emploi.

L'importance d'une plate-forme d'échange en matière de développement durable du tourisme
La possibilité d'une combinaison de plusieurs acteurs qui peuvent travailler ensemble sur un projet commun, la création d’un pôle de développement par exemple, et choisir les meilleurs intervenants au regard des capacités techniques et des sous-thématiques d’action. Dans le cas du tourisme il peu s’agir de l’accessibilité à internet, à l’aménagement de voiries, à l’information à l’égard des touristes en situation de handicap etc. C’est ainsi le fait que des acteurs puissent délivrer leur compétence sur un thème particulier. Cela permet d’avoir une certaine réactivité de mise en tourisme.

Entretien avec Nathalie Fabry

Nathalie Fabry est enseignant-chercheur à l’Université de Marne-la-Vallée

L'importance d'une plate-forme d'échange en matière de développement durable du tourisme
La mise en place d’un « cluster » ou plate forme d’échange, se fait en deux étapes :
- la mise en place d’un réseau
- Passer au delà et agir en fonction des capacités de chaque acteur et pas uniquement de leur poids (pas uniquement une question financière)

Le but pour les acteurs est d’agir dans le même sens, sans compter. Rendre clair la destination, faire passer un message. Va permettre de mieux adapter les produits. Donne une cohérence et renforce la spécialisation du territoire. Ce sont des liens interpersonnels donc c’est une démarche lente. La mise en place d’un réseau est difficile. Il faut que les acteurs travaillent ensemble et s’affichent comme tel. Chacun des acteurs contribue et se situe au niveau de sa connaissance. Les clusters de tourisme que l’on connaît sont situés dans les pays du nord : a priori pas très attractifs en raison du climat. Leur but est de se faire connaître mais également d’anticiper le changement climatique. Dans la mise en place d’un cluster, on travail à 30 ou 50 ans alors que la mise en place d’un réseau se fait sur 5 ou 6 ans.

- Les acteurs
Il faut les prendre par les sentiments et par le portefeuille : repérer le chevauchement des compétences afin de rendre l’action plus visible. Ne signifie pas qu’il n’y a plus de concurrence. Dans un cluster il peut y avoir des membres fondateurs. Pour l’adhésion au concept, c’est du libre arbitre. Le cluster n’est pas qu’un réseau, c’est une vision d'ensemble à long terme. Une stratégie territoriale est sectorielle .Cela n’atténue pas la concurrence. Aujourd’hui, on n’a pas de cluster touristique urbain. Ce n’est pas parce qu’ils sont à Paris qu’ils seront efficaces dans les 30 ans à venir. Avec le basculement du monde sur l’Asie, les acteurs doivent se demander ce qu’ils peuvent faire de mieux car Paris est la 1ère destination touristique mondiale. Il faut s’adapter aux BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). Peut être le rôle du cluster de leur expliquer, de diffuser l’information = adapter l’offre et stabiliser la compétitivité + Projection sur le long terme.

Il faut regarder les interconnections, l’accessibilité…les moyens de substitution à l’avion. En groupe, possibilité de faire pression sur les autorités. Paris n’est pas une ville conçue pour la durabilité mais plutôt pour la voiture et non l’environnement au coeur de la ville.

Il ne faut pas présenter le cluster pour lui même mais pour un projet de territoire. On ne développe plus un territoire que pour le tourisme. Il s’agit plus largement de développer la durabilité de la ville (y compris le tourisme) qui a un effet sur tous. Permet d’avoir une vision longue, une stratégie gagnant-gagnant. C’est un travail de dialogue, il faut lever les incertitudes et travailler avec les acteurs motivés.

Les institutions sont les parties prenantes. Ce n’est pas contre eux mais avec eux. Dans un cluster industriel, le but est de produire et d’exporter. Il faut donc réunir des entreprises et des infrastructures. Avec le cluster de tourisme, il faut « importer » les touristes et tout le monde doit travailler ensemble (pas uniquement le secteur touristique).

Tout le monde est important mais personne n’est indispensable. Il faut se donner à 100%. On y entre par engagement. On espère un retour sur investissement mais pas pour 6 mois. La question de la gouvernance du cluster doit être posée Quand celui-ci est important, un texte fondateur peut être rédigé pour garantir le bon usage des fonds. Si les acteurs ne sont pas prêts, la création d’un cluster n’a aucun sens économique et social.

Il n’y a pas de recette mais des fondamentaux à connaitre :
- des acteurs directes, indirectes, institutionnels support (université, CDT…)
- Ressources
- Il faut une convergence, les acteurs doivent être considérés comme des actifs à valoriser
 
Rôle du cluster : inventer les nouvelles pratiques. Peut aussi servir de caution pour un prêt bancaire pour les petites structures. Permet de réfléchir à l’organisation d’un territoire : quels avenirs pour les CDT et CRT ? Le cluster permet donc de réfléchir à la gouvernance optimale. Le réseau est l’avenir du cluster. Différence entre pôle de compétitivité (top down) et cluster (bottom up)
 
Dans les démarches, il faut détecter l’alibi de la vraie démarche. Selon les métiers, identifier pourquoi chacun se sent menacé par la mise en place d’un cluster. Présenter l’horizon temporel : exposer l’objectif puis comment on y parvient, par où on commence. Poser la durabilité en tant que responsabilité et non comme une model.Un cluster de tourisme englobe plus largement les activités à la différence d’un cluster touristique. Le concept de cluster n’a pas de territorialité. Le support a des frontières mais pas la destination. Dubaï est un anti-cluster urbain : collection de tours avec une dynamique de shopping. Dans 30 ans, tout le monde sera sensibilisé au durable et au slow tourism..

Fédération des Professionnels Parisiens de la Chambre d’Hôtes (FPPCH)

Entretien avec Madame Bokobza Christine présidente de la Fédération des Professionnels Parisiens de Chambre d’Hôtes (FPPCH) et de Madame Tetu Régine.

Présentation de la FPPCH
La Fédération des Professionnels Parisiens de la Chambre d'Hôtes (FPPCH) a été créée en 2006 dans un souci de développement durable et de qualité pour les chambres d’hôtes de la capitale française. La FPPCH est une fédération de professionnels de chambres d’hôtes et non de propriétaires. Elle permet ainsi aux hôtes et aux visiteurs d'effectuer leur choix en toute confiance. Ainsi, elle regroupe les trois principaux organismes de la chambre d’hôte parisienne. Il s’agit de Good Morning Paris qui existe depuis plus de quinze ans, de France Lodge, le plus ancien réseau de chambres d’hôtes à Paris, créé depuis plus de vingt cinq ans et d’Une Chambre en Ville, créée en 2000.

C’est dans cet esprit que la FPPCH a créé une marque de qualité « Authentic B&B », qui s’appuis sur une charte reprenant tous les critères de qualité définis par la fédération auxquels doivent répondre toutes les chambres d’hôtes proposées par les professionnels de la fédération.


Le développement durable du tourisme pour la FPPCH
Selon elles, le développement durable du tourisme ne peut pas aller sans un développement du tourisme durable, surtout dans la capitale française car, aujourd’hui, on assiste à un phénomène de fréquentation touristique toujours plus importante, qui risque d’aboutir à une saturation que seule une démarche durable peut permettre d’éviter. Elles pensent que tous les secteurs d’activités doivent s’y mettre pour répondre aux nouvelles exigences du siècle.

Le tourisme durable favorise l’amélioration de la circulation dans la capitale, la rencontre entre les touristes et les habitants et l’aménagement, ainsi, elles pensent que ce phénomène ne peut être que bénéfique pour la ville de Paris.


La place de la fédération dans le développement durable du tourisme parisien :
La fédération occupe une place très importante dans le développement durable du tourisme parisien en ce qui concerne les chambres d’hôtes. Il faut souligner, le fait que la FPPCH a pour but de développer durablement les chambres d’hôtes car elle s’est rendue compte que face à la multiplication de l’offre de chambres, il était essentiel de privilégier la qualité et le respect des règles et des normes d’accueil requises.

C’est ainsi qu’en Juin 2008, la fédération décide de mettre un accent particulier sur la question de l’environnement, ce qui va aboutir à une démarche Eco-responsable répondant ainsi à une prise de conscience générale. Cette charte environnementale est un questionnaire d’auto-évaluation de leurs pratiques par les propriétaires de chambres d’hôtes et reste une démarche volontaire avec une réactualisation tous les deux ans.

Ainsi, sur 400 chambres d’hôtes, la fédération a obtenu plus de 250 réponses.

La chambre d’hôtes éco-responsable correspond à la mise en place d’une grille d’évaluation de 25 critères permettant de noter chacune de ses chambres d’hôtes sur des critères environnementaux et de mesurer l’implication actuelle de ses hôtes sur le plan du développement durable. Cette grille s’articule autour de cinq axes majeurs : les économies d’eau et d’énergie, les habitudes en matière de consommation, l’alimentation, l’impact sur l’environnement et la santé, l’information des visiteurs. Répondre à ces critères permet de bénéficier d’une distinction, cependant seules les chambres d’hôtes les mieux notées se voient attribuer la distinction « chambre d’hôtes éco responsable »

Cette distinction comprend trois graduations : trois, quatre ou cinq feuilles vertes qui sont ajoutées au label Authentic B&B, selon la note obtenue qui dépend du nombre de points obtenu en répondant au questionnaire sur un total de 35 points.

Cependant, cette démarche évolue et la FPPCH s’engage à accompagner ses hôtes année après année en fonction des nouvelles pratiques et exigences environnementales.

Parmi les chambres d’hôtes membres de la FPPCH, trois ont actuellement obtenu la distinction « Authentic B&B 5 feuilles vertes », et parmi ces dernières une vient d’obtenir également le label « la clef verte » et devient ainsi la première chambre d’hôtes labellisée « la clef verte » en Ile de France (et elle se situe au coeur de Paris, près du Parc Monceau). Sa candidature a été activement soutenue par la fédération.

La clef verte est un label environnemental international attribué chaque année par un jury indépendant à l’ensemble du secteur de l’hébergement touristique écologique.

Le guide Paris Nature de Lonely Planet présente par ailleurs plusieurs chambres éco-responsables sous le label Authentic B&B, avec au moins 4 feuilles vertes.

L'importance d'une plate-forme d'échange en matière de développement durable du tourisme
 
L’interaction entre les métiers du tourisme est une bonne chose selon elles car elle permet aux acteurs du secteur d’être informés sur ce qui se passe au niveau européen et international. Connaitre se qui se passe dans les autres pays ou métropoles favorise une sorte d’échange et permet parfois d’améliorer la qualité du service sans qu’il y ait une concurrence.

Dans le cadre du Benchmarking, elles aimeraient bien savoir ce qui se passe dans d’autres pays concernant les chambres d’hôtes en général, et les chambres d’hôtes éco-responsables en particulier. Toutefois, elles font un constat c'est-à-dire que le fait de savoir ce qui se passe ailleurs ne risque pas de faire apparaitre une sorte de normalisation des activités ainsi, cela permet uniquement de suivre l’évolution de choses en matière de développement durable.

Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE)

Entretien avec Alain DUPEYRAS.

Le développement durable du tourisme pour l’OCDE
L’OCDE est organisée plus ou moins comme un gouvernement. Elle est constituée de plusieurs directions dont le Centre pour l’Entrepreneuriat, les PME et de Développement local (CFE) qui s’occupe du tourisme. Depuis 30 ans, l’OCDE est très active dans la mise en oeuvre du développement durable dans tous les domaines, y compris le tourisme. La durabilité est placée au centre de l’élaboration des politiques à l’OCDE. Elle est appliquée de façon horizontale à travers les politiques du tourisme, des transports, de l’agriculture ou de l’économie, et non pas en tant que notion de politique sectorielle. Chacune de ces politiques doit être performante en matière de développement durable tout étant cohérentes entre elles. Aujourd’hui, cette notion évolue vers la « croissance verte » qui allie croissance, développement durable et soutien à l’économie verte et à la création d’emplois. Cette approche répond aux attentes des consommateurs. La durabilité doit être mise en place de façon à préserver la croissance économique. En prenant l’exemple du tourisme, nous pouvons renforcer le développement du tourisme de proximité, au lieu des marchés lointains. Le but est de réduire les impacts sur l’environnement et au-delà dans tous les domaines politiques. Dans le domaine des transports, la bonne application du développement durable ne consiste pas à interdire le transport aérien, vital pour de nombreuses économies, mais plutôt à innover pour lui permettre d’être plus performant en consommant moins d’énergie et en transportant tout autant voir plus de voyageurs.
Le nombre et la grande diversité des 34 pays membres de l’OCDE obligent l’OCDE à ne pas appliquer la mise en place d’une politique de développement durable de façon rigide. La mise en place tient compte des spécificités nationales et locales et tient compte par exemple du niveau de pression sur l’environnement et le développement durable, de la faisabilité et de l’évolution possible pour chaque pays. L’OCDE organise des examens réguliers des politiques du tourisme avec les gouvernements volontaires en vue d’analyser les objectifs du pays en matière de développement durable, afin d’en assurer la bonne la mise en place. Dans le domaine du tourisme, l’OCDE organise également des revues de politiques (examen par les pairs), où la dimension performance environnementale est prise en compte. Des objectifs précis par rapport à l’environnement et les actions spécifiques menées vers l’innovation verte en sont les points forts. Ces revues pourraient être étendues au niveau local, comme pour une ville comme Paris où la pression touristique exercée est très forte. Il faudrait réfléchir à un développement durable qui permettrait de mieux répartir les flux touristiques au sein de la capitale et aussi d’arriver à irriguer une plus grande partie de ces flux vers l’Ile de France. Ce dernier point reste à améliorer, malgré un bon système de transport en commun déjà mis en place qui permet aux touristes de se déplacer avec des moyens moins polluants.

Lorsque l’on parle de tourisme durable, le produit proposé ne doit pas systématiquement être plus cher. Il est important de comprendre, toutefois, qu’il faut dissocier certaines catégories. Cela peut être le cas pour les produits issus de l’agriculture biologique et ses produits dérivés qui demandent plus d’implication avant la récolte et la commercialisation, le prix vendu sera donc forcément plus cher. En revanche pour les hôtels, la politique de durabilité peut être un moyen de réduire les coûts et donc d’améliorer la profitabilité de l’établissement à travers par exemple différentes économies d’énergie (eau, électricité). Nous constatons alors que le développement durable est abordé comme un système améliorant la rentabilité. De façon globale, on peut déjà dire que développer un tourisme « vert » peut se faire sans trouble financier réel, grâce à l’équilibre entre chaque catégorie. Par contre, il existe aussi un certain nombre d’opérateurs touristiques qui utilisent le développement durable comme argument de vente et font du « marketing vert » associé à des produits coûteux. Ils prétendent proposer un « tourisme durable » mais souvent les actions menées ne sont pas en phase avec les critères du développement durable. Cependant la nouvelle loi sur la modernisation des services touristiques, qui comprend une dimension développement durable, devrait permettre de sensibiliser les acteurs et notamment les hôteliers, qui doivent s’appuyer sur l’accessibilité et la durabilité de leurs actions.

Même si les coûts peuvent être élevés, il y a toujours une certaine clientèle qui attache beaucoup d’importance à la notion d’investissement durable et qui est prête à payer un peu plus cher certains services. Si le produit proposé est véritablement ancré dans la notion de développement durable, en termes d’authenticité et d’implication des acteurs, une grande majorité des touristes serait prête à payer un peu plus. Mais, il demeurera toujours un différentiel de prix sensible entre le tourisme de masse et le tourisme « vert ». Les touristes sont prêts à aller vers des solutions touristiques durables tant quelles ne nécessitent pas des changements trop importants : par exemple, mieux manger grâce à des produits biologiques dans un hôtel ou restaurant ou utiliser des transports en commun bien organisés. Ces changements de mode de vie peuvent être tout à fait acceptables pour la grande majorité.

Pour conclure nous ne pouvons pas dire qu’aujourd’hui toutes les propositions touristiques entrent dans la vision de tourisme durable. C’est un projet à long terme qui est en constante évolution et se bat aussi contre un marketing de profit opportuniste. La durabilité ne couvre pas uniquement l’environnement, mais aussi l’implication dans les domaines social et éthique qui reste encore à améliorer. Un point important reste malgré tout à garder en mémoire : un produit de tourisme durable peut dans la majorité des cas rester dans les mêmes tranches de prix que les produits présentés aujourd’hui de manière classique

Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME)

Entretien avec Gregory FAUVEAU.

Le développement durable du tourisme pour l’OCDE
Au niveau de la structure, il n’existe pas pour l’instant une stratégie établie en matière de tourisme. Ils ont des expériences d’accompagnements en région sur la question de l’écotourisme et du développement durable, mais n’ont pas de stratégie globale vraiment définie. En ce qui le concerne personnellement, l’écotourisme reste une approche globale, multithématique : environnement, problématique sociale... La question de l’environnement est beaucoup en lien avec le déplacement des touristes et les mobilités. Pour les acteurs du tourisme en local, ceux qui proposent, on peut avoir une réflexion sur la « zone de chalandise » du tourisme, sur les catégories des personnes en termes de localisation, sur un travail de partenariat pour éviter déplacements. Cela concerne les déplacements pour les touristes qui viennent mais aussi quand ils sont sur place. En matière d’écotourisme, c’est la manière dont ils vont se déplacer mais aussi se loger, se nourrir, consommer, produire des déchets et donc voir comment ils s’intègrent dans le paysage en matière de gestion environnementale. On peut également se poser la question de la nécessité du tourisme, en tout cas des types de tourisme et de la manière dont on les voit. Il ne s’agit pas d’une dimension financière, même si celle-ci est importante, mais plutôt d’accessibilité dans le sens du développement du tourisme. Maximiser ce développement pour permettre aux gens de pratiquer le tourisme sans se poser la question de ce qu’on propose et comment on le propose. Vouloir augmenter le tourisme peut avoir des conséquences environnementale et sociale inverses, non seulement sur les touristes mais aussi sur les villes touristiques. En termes d’impacts, le tourisme n’est pas neutre et nécessite une réflexion sur le type de tourisme mis en place et le sens qu’on veut lui donner.

L'importance d'une plate-forme d'échange en matière de développement durable du tourisme
Le tourisme est un sujet majeur en Ile-de-France, sur lequel ils travaillent en participant à des opérations par exemple. L’ADEME pourrait intervenir dans un cluster touristique, aurait des compétences et connaissances adéquates. .Mais malgré l’intérêt qu’ils y portent, ils risquent de ne pas pouvoir pour des raisons de temps et ressources.

Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de Paris 

Entretien avec Marie-Thérèse ALZETTO, Alain LAMMERS, Christiane DEZOTHEZ, Patricia GORTAN, bénévoles membres du Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de Paris qui nous présentent le concept des « panamées » de Paris.

Groupe d’étudiants : Betty CHOTARD, Chloé VILLAREAL, Joëlle OUM
Bénévoles membres du Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de Paris : Marie-Thérèse ALZETTO, Alain LAMMERS, Christiane DEZOTHEZ, Patricia GORTAN

BCJ : Pouvez-vous nous présenter le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre ?
 
MACP : Nous représentons le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre. Nous regroupons 40 associations. C’est environ la structure d’une Fédération sportive. Il y a donc le Ministère des sports, les Fédérations sportives, ceux de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre, 22 Comités Régionaux des Départements d’outre-mer et ensuite 101 Comités Départementaux. Ici, nous sommes donc le Comité Départementale de la Randonnée Pédestre de Paris qui regroupe une trentaine de personnes, tous bénévoles. Nous regroupons les associations de randonnées de Paris.
 
BCJ : Pouvez-vous nous parler des « panamées », ces randonnées pédestres organisées à Paris ?
 
MACP : La « panamée » se déroule le 3ème jeudi de chaque mois, c’est une balade dans Paris autour d’un thème. C’est une randonnée de 4,5 kilomètres, gratuite, ouverte à tous, se déroulant entre 19h et 22h. Les thèmes sont discutés et choisis à l’avance par les bénévoles. Une fois le thème choisi, le parcours est construit avec trois points compteurs où l’on va s’arrêter pour faire quelques commentaires sur certains lieux ou monuments.
 
BCJ : Combien de personnes participent à ces « panamées » ? Il y a-t-il également des touristes ?
 
MACP : Oui il y a de tout. Nous tournons autour des 400 personnes à chaque « panamée ». Ça dépend du sujet et du temps. Dernièrement, nous avons fait une « panamée » autour du thème « Piaf et Cocteau, la môme et le poète », à l’occasion de l’anniversaire de leur mort, où nous avons été plus de 600 participants.
 
BCJ : 600 personnes, ça fait beaucoup de monde à gérer !
 
MACP : Oui, nous sommes une vingtaine d’encadrants. Ce qui est difficile, c’est que nous sommes obligés de respecter le Code de la route, ce n’est pas comme pour les randonnées en roller où les randonneurs se déplacent au milieu de la route avec la Police qui leur ouvre le chemin. Nous, nous sommes sur les trottoirs. Nous devons gérer les passages, les feux rouges, les traversées de rue et d’avenues. Nous avons intérêt à faire des circuits avec peu de traversées et éviter les grands carrefours.
 
BCJ : Qui décide du choix des thèmes et des circuits ?
 
MACP : En début d’année, des thèmes sont proposés par des volontaires. Le Comité se réunit et choisit 13 « panamées » de janvier à janvier de l’année suivante. Ceux qui ont proposé ces thèmes – groupe de 3 en général par thème, vont élaborer par la suite, en respectant leur thème, l’itinéraire et les commentaires.
 
BCJ : Pourquoi avoir décidé de faire ces « panamées » gratuites ?
 
MACP : C’est pour faire connaître la randonnée pédestre à Paris.
 
BCJ : Justement pour vous faire connaître, quels moyens déployez-vous ?
 
MACP : Il y a le site internet. Ensuite, nous distribuons des flyers dans les mairies d’arrondissement, l’Office de Tourisme et les maisons d’association aussi. Beaucoup le bouche à oreille aussi.
 
BCJ : Concernant les participants, quel est leur profil ? La tranche d’âge ? Leur catégorie socioprofessionnelle ?
 
MACP : Il y a de tout, de tout âge. Mais nous ne savons pas ce que font les gens, il y a peut-être des médecins, des ouvriers, des cadres. Ce qui est bien dans la randonnée, même dans les associations en Province c’est pareil, c’est que quand on commence à marcher, on oublie complètement l’activité professionnelle. En général, c’est très mélangé. Il suffit d’avoir une bonne paire de chaussures et une bonne paire de chaussettes car sinon on a des ampoules (rires).
 
BCJ : Pour les participants étrangers, il n’y a pas de commentaires en anglais lors des points d’arrêts ?
 
MACP : Non nos commentaires sont faits en français. Nous avec un petit souci pour trouver des traducteurs. Mais nous aimerions faire des pages internet en anglais et en allemand. Le site devrait changer, c’est un projet en cours.
 
BCJ : C’est vrai que ça pourrait élargir votre cible de clientèle…
 
MACP : Oui. Nous avons aussi les topoguides, des livres que nous élaborons qui tracent les circuits que nous avons déjà parcourus pour que les personnes puissent se promener tout seul, et découvrir Paris.
 
BCJ : C’est une autre approche. Mais finalement, vous ne communiquez pas forcément énormément sur les « panamées », ce sont les personnes qui viennent vous chercher…
 
MACP : Oui. Lors des randonnées, ceux installés dans les terrasses de café par exemple, nous posent des questions, souvent, beaucoup croient que c’est une manifestation. Mais non, on marche (rires). Ils s’intéressent et nous demandent des informations. C’est pourquoi nous avons sur nous des plaquettes ou des flyers que nous distribuons pour leur faire connaître le concept.
 
BCJ : Depuis quelle année existe les « panamées » ?
 
MACP : 2004. Mais il n’y avait pas de « panamée » tous les mois les premières années. Au mois d’Août, nous allons fêter la 100ème.
 
BCJ : N’importe qui peut-il devenir encadrant pour une randonnée ?
 
MACP : Non, ça engage quand même une certaine responsabilité. Il faut passer un entretien, et exposer ses motivations. Une fois la personne retenue, elle fait une randonnée en doublure avec quelqu’un qui a de l’expérience. Elle suit une sorte de formation. Ensuite, elle peut devenir encadrant. Aussi je voudrais vous signaler que lorsque nous faisons cet itinéraire qui fait 7,5 kilomètres, nous devons déposer à la préfecture de police et avoir l’autorisation. Quand il y a plus de 75 personnes, nous sommes obligés de déposer une demande d’autorisation 7 semaines à l’avance. Quand nous traversons des jardins, nous sommes obligés de demander l’autorisation aux services qui s’occupent des jardins ou au Ministère si elles appartiennent à la Défense.
 
BCJ : C’est une procédure assez lourde. Mais qui vaut le coup vu les 400 participants à chaque « panamée ». Concernant les participants, avez-vous des retours sur leur satisfaction ou au contraire leur non-satisfaction ?
 
MACP : Il y a une enquête annuelle concernant la satisfaction des randonneurs. En général, les randonneurs sont satisfaits. S’ils ne sont pas satisfaits, ils ne reviennent pas. L’avantage, c’est qu’il y a des métros tout au long du trajet, les personnes qui ne peuvent pas aller jusqu’au bout ont ainsi la possibilité de partir quand ils veulent. De toute façon, on ne peut pas contrôler l’arrivée et le départ des randonneurs. Ils peuvent prendre en cours de route ou s’arrêter s’ils sont fatigués ou s’ils ont un train à prendre. C’est le cas de certains banlieusards qui viennent en début de randonnée mais s’arrêtent avant la fin pour récupérer leurs trains.
 
BCJ : Enfin, comment voyez-vous l’avenir des « panamées » ? Plus de participants ou plus de bénévoles en perspective ?
 
MACP : Plus de participants pourquoi pas. Mais nous aimerions plus de bénévoles oui. Ce n’est pas uniquement être bénévole sur la « panamée », c’est également être bénévole pour organiser la « panamée », chercher le thème, élaborer le circuit, se documenter et construire les commentaires. De plus, les participants sont de plus en plus avertis, nous n’avons pas intérêt à dire des bêtises (rires).