Guide pratique

CIRCULER DURABLE EN REGION ILE-DE-FRANCE 

Les transports « doux » 

Ce sont des modes de transports sans moteur qui ne génèrent pas de pollution ou de gaz à effet de serre.

Les véhicules dérivés du vélo

Le Vélib est le système de vélos en libre-service proposé par la ville de Paris disponible depuis le 15 juillet 2007. Par extension, « vélib’ » désigne le vélo lui-même.
http://www.velib.paris.fr/
 
cyclobulle.jpgLe Cyclotaxi est un mode de transport qui peut s’apparenter aux pousse-pousse de Paris. Par exemple, une société Cyclobulle vous emmène ou vous voulez pour deux euros de prise en charge et 2€/km.
Cyclocargo. Ce sont des triporteurs utilitaires multifonctions convenant au transport et aux livraisons comme aux activités de propreté ou à la vente ambulante.
 
gyropode.jpgLe gyropode est un véhicule électrique monoplace constitué d’une plateforme munie de deux roues sur laquelle l’utilisateur se tient debout. 80 000 gyropodes sont en circulation aux quatre coins du Monde. La socité segway représente le leader mondial du transport léger électrique.

Les transports en commun

La SNCF a mis en place un plan d’action dont l’objectif serait la réduction de 25% des émissions par voyageur avec l’installation de compteurs d’énergie dans les trains pour aider les conducteurs à conduire de façon économique, le recyclage des uniformes, mais également le triage et recyclage de tous les déchets à bord…
 
La RATP est une société est très soucieuse de l’environnement. Les conducteurs de bus sont formés à l’éco-conduite. Chacune de ses innovations s’inscrit dans une logique de développement durable. http://www.ratp.fr/fr/ratp/c_5079/innovation-developpement-durable/ http://www.ratp.fr/fr/ratp/c_22599/paris-visite/

Le STIF est l'autorité organisatrice des transports de la région Île-de-France. Son engagement envers le développement durable est reconnu.

L’automobile

Paris a mis en place en 2011 l’autolib’ un service public d'automobiles électriques en libre service. Cet ensemble agit pour le développement du tourisme durable dans un objectif d’ecomobilité en milieu urbain. Dans les métropoles urbaines mondiales cela se caractérise de plusieurs façons.
Le covoiturage est aussi un moyen de faire attention à l’environnement.

Les transports aériens

Air France. La compagnie aérienne s’est dotée d’une organisation reflétant les diverses problématiques du développement durable et d’outils dédiés à la protection de l’environnement.
http://corporate.airfrance.com/fr/developpement-durable/a-la-une
http://www.airfrance.fr/cgi-bin/AF/FR/fr/common/home/vols/billet-avion.do
 

Les organisations touristiques

Comité Régionale du Tourisme en Ile de France. C’est un organisme associé à la région Ile de France pour assurer les actions de promotion et de communication de la destination Ile de France et mener toute mission concourant à la mise en oeuvre de la politique régionale du tourisme.
www.nouveau-paris-idf.com/

Comité Départemental du tourisme de Paris. Le CDT de Paris s’attache à promouvoir les atouts « verts » de Paris et à valoriser les établissements parisiens éco-labellisés au sein de la filière professionnelle touristique et à encourager toutes les initiatives visant à rapprocher les visiteurs et les Parisiens. Office du tourisme de Paris

 
CDT Essonne. Le Comité propose une multitude d’activités prenant en compte le développement durable du tourisme : randonnées, découverte des espaces naturels, parcours dans les arbres, base de loisirs.
CDT Yvelines. Le département mise sur son double atout : botaniques, écologiques, esthétiques, paysagers ou potagers, les jardins des Yvelines sont assez séduisants ; et souvent à proximité, un château est à découvrir, serein, caché ou exposé.
http://www.tourisme.yvelines.fr/

CDT Seine Saint Denis. La multitude de balades proposées (urbaines, natures, au fil de l’eau) démontrent que le département souhaite accentuer le développement durable du tourisme. Un réseau de Greeters existe aussi.
http://www.tourisme93.com/

CDT Val de Marne. Le département est soucieux de l’environnement. Le festival de l’Oh qui a lieu chaque année propose des spectacles sur les berges de Marne, des débats sur les risques environnementaux, des croisières, des activités nautiques. De même, le Val-de-Marne offre de nombreuses activités en interaction directe avec la nature, bois et forêts ou parcs et jardins.
http://www.tourisme-valdemarne.com/

CDT des Hauts de Seine. L'atout vert est peut-être le plus surprenant ! Avec plus de 7.000 hectares d'espaces verts, soit 45% de sa surface, les Hauts-de-Seine sont le premier cercle de villégiature et de promenade de la capitale. Les Hauts de Seine disposent aussi d’un réseau de Greeters qui proposent des balades gratuites.
http://www.tourisme92.com/

CDT Val d’Oise. Les différentes randonnées pédestres, équestres, ou à pied montrent que le comité attache une importance au tourisme éco-responsable. De même, on peut découvrir les parcs et les jardins du Val d’Oise.
http://www.valdoise-tourisme.com/

CDT Seine et Marne. Le développement durable du tourisme est mis en avant par ce comité. Une rubrique éco-tourisme est proposée sur le site. Un réseau de Greeters est aussi disponible.
www.tourisme77.fr/
 

LES ACTIVITES NON-MARCHANDES

I. Couch-surfing

Origine :
Cette initiative est née en 2004 aux Etats-Unis. En 2000, Casey Fenton a entrepris un voyage en Islande mais ne voulait pas « dormir tout seul dans un hôtel ». Il eut alors l’idée d’envoyer un mail à 1500 étudiants de Reykjavik en leur demandant si certains étaient prêts à le loger pour quelques nuits. Il reçut près de 50 réponses et de là naquit le « couchsurfing ». Il lança par la suite le projet sous la forme d’un site internet communautaire : Couchsurfing.com
caseyfenton.jpgcouchsurfing.jpg
Concept :
Le « CouchSurfing » signifie littéralement ‘surfing du canapé’ soit le fait de passer d’un canapé à un autre par le biais du surf sur internet. D’abord sous la forme d’une association à but non lucratif, elle est depuis août 2011 une B corporation c'est-à-dire une société commerciale selon le droit américain.
Le slogan du couchsurfing : « Participez à la création d’un monde meilleur, canapé après canapé » afin de favoriser des expériences enrichissantes et positives. Inscrit dans le développement durable, le couchsurfing, notamment le canapé, peut être vu comme un moyen de locomotion pour le voyageur ou touriste qui découvre le pays. L’hospitalité est une des valeurs clés du concept. Elle favorise la création de lien social par la rencontre des gens, afin de « rapprocher les personnes et les lieux dans le monde, créer des échanges de savoir, élever la conscience collective, diffuser la tolérance et faciliter la compréhension interculturelle ».
Il s’agit de recevoir une ou plusieurs personnes, en offrant le canapé pour une nuit, un endroit pour planter la tente, ou pourquoi pas un simple café au cours duquel l’hôte indique les bonnes adresses de sa région. L’hébergement repose toujours sur la gratuité du logement sans obligation de retour de services contrairement au wwoofing ou au home-sitting.
Où ?
On compte près de trois millions de membres en juillet 2011 dans 247 pays. Le Couchsurfing est donc une tendance très appréciée et a encore de beaux jours devant lui...
 

Zoom sur l’Ile-de-France
Ce concept est de plus en plus apprécié par les touristes en quête d’un logement à moindre coup mais aussi de rencontres humaines. De nombreux sites référencent cette offre comme :
- http://www.e-voyageur.com

Témoignages :

« Le plus étonnant, c’est qu’on se retrouve à avoir des discussions assez profondes avec des gens qu’on ne connaît pas. Au pied du Mont Ararat, un guide de haute montagne nous a hébergés. Il était Kurde et nous a beaucoup parlé de la situation de son peuple. »
« J’ai testé le couchsufing pour la première fois au Canada. J’ai contacté une dizaine de personnes, qui m’ont presque toutes répondu très vite. Finalement, j’ai été accueillie par René, dans un super appartement ! J’ai récidivé à Buenos Aires, où je suis partie en tant que volontaire pour un mois. J’ai été hébergée par un Italien, dans une colocation. Grâce à lui, j’ai trouvé un petit boulot. Il a été ma première attache à Buenos Aires, et j’ai continué à le fréquenter par la suite. Le couchsurfing est un excellent moyen de nouer des rencontres en débarquant dans une ville ».

 

II. Wwoofing

Tout débute en Angleterre :
woofing.jpgLe Wwoofing est né en Angleterre et plus précisément à Londres grâce à Sue Coppard, une citadine en quête de nature. Afin de s'échapper de la capitale le temps d'un week-end, celle-ci contacte des fermes pour leur proposer ses services. Ayant posté une annonce dans un journal, pour trouver des futurs intéressés, elle s'aperçoit très vite que de nombreux citadins, rêvent au même titre qu'elle de vivre une expérience à la campagne.
Le premier essai a lieu en 1971 dans une ferme bio-dynamique du Sussex. Il connaît un énorme succès et de nombreux fermiers se proposent d'accueillir des volontaires. L'appellation Wwoof signifiat à l'origine « Working weekends on organic farms » (week-ends de travail dans des fermes biologiques). Aujourd'hui le concept a évolué et Wwoof signifie « World wide opportunities on organics farms » (offres d'emplois mondiales dans les fermes biologiques). Le concept s'est progressivement étendu au monde entier. Une centaine de pays font désormais partie du mouvement, dont la Chine, le Ghana ou le Japon. D'après l'association Wwoof UK, on compte près de 6 000 hôtes répartis sur les cinq continents.
Un mot-clé : l'échange
Le Wwoofing repose sur l'échange. Les hôtes offrent la nourriture et l'hébergement contre une aide au maraîchage, jardinage ou tout autre travail agricole. Le Wwoofing exclut tout échange monétaire et propose justement un modèle alternatif. Cela implique que le woofer doit s'investir et l'hôte partager son savoir-faire.
L'esprit Wwoofing
logo_woofing.jpgLe Wwoofing est ouvert à tous, quelque soit l'âge ou la nationalité. Inutile d'être un fin connaisseur du compostage ou de l'apiculture ! Il permet à des non initiés d'avoir une première expérience dans le domaine de l'agriculture biologique et de l'éco-construction.
Plus largement, l'ambition du Wwofing est aussi de diffuser les principes d'une agriculture plus respectueuse de l'environnement et de défendre ainsi la biodiversité. Il permet également de favoriser la communication au sein d'un mouvement de l'agriculture biologique et de créer des liens entre citadins et ruraux.

Concept :
Il faut adhérer à l'association Wwoof du pays que vous souhaitez visiter. La cotisation annuelle varie entre 10 et 20 euros selon les pays. L'inscription donne accès à la liste des hôtes du pays, par région mais n'inclut pas d'assurance.
Prendre contact avec les hôtes
Il est impératif de contacter chaque hôte chez qui vous souhaitez vous rendre afin de vous assurer qu'il y a une place disponible et de discuter des conditions du séjour.

« Je suis partie pour un voyage de neuf mois au Canada, aux États-Unis et au Mexique. J’ai séjourné dans une douzaine de fermes dans ces trois pays. Je venais de finir mes études et je ne connaissais pas grand-chose à l’agriculture biologique. Même si je n’étais pas experte, mes hôtes étaient contents d’avoir un coup de main et de m’apprendre des choses. Le wwoofing permet d’être intégré à la vie quotidienne des familles. »
Où ?
  • France
Alpes, Bretagne, Lot, Pays Basque, Aude
  • Europe et Moyen-Orient
Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Roumanie, Estonie, Israël, Liban, Jordanie
  • Amérique du Nord, Amérique centrale et Amérique latine
Amérique du Nord : Canada Amérique centrale : le Belize, le Costa Rica, le Mexique, Honduras, Nicaragua, Panama... Amérique latine : Argentine, Brésil, Chili, Équateur...
  • Asie et Pacifique
Pays asiatiques : Japon, Inde, Corée du Sud, Philippines...
  • Afrique
Cameroun, Ghana, Sierra Leone et Ouganda

Zoom sur l’Ile- de-France
Ce concept n’est plus appliqué dans la région parisienne depuis peu. Pourtant, la région offre la possibilité de le développer de par ses nombreuses richesses naturelles à proximité de la métropole parisienne.

Témoignage:
Mélina, 9 mois de Wwoofing au Canada, aux Etats-Unis et au Mexique: « Je suis partie pour un voyage de neuf mois au Canada, aux États-Unis et au Mexique. J’ai séjourné dans une douzaine de fermes dans ces trois pays. Je venais de finir mes études et je ne connaissais pas grand-chose à l’agriculture biologique. Même si je n’étais pas experte, mes hôtes étaient contents d’avoir un coup de main et de m’apprendre des choses. Le wwoofing permet d’être intégré à la vie quotidienne des familles. »
 

III. Jardins collectifs urbains

Origines :
jardincollectif.jpgLes jardins collectifs urbains sont nés à New-York au début des années 1970 sous le nom de « community gardens ». C'est sous l'initiative de Liz Chritsy, une artiste peintre qui se désolait des nombreux terrains vagues dans son quartier (Manhattan) qu'apparaît l'idée de les transformer en jardins. Il existe aujourd'hui plus de 600 « community gardens » à New-York.
Ces jardins sont non seulement les héritiers des jardins ouvriers mais s'inscrivent aussi dans un phénomène historique d'appropriation des friches pour leur transformation en jardins potagers pendant les périodes de crise économique ou les guerres.
Au tournant du XXème siècle ceux-ci germent dans les métropoles européennes. Appelés « allotment gardens » dans les pays anglophones, « Kleingärten » dans les pays germanophones ou encore « jardins partagés » dans les pays francophones, ces jardins permettent encore aujourd'hui à des familles, parfois aux revenus modestes, de se procurer fruits et légumes frais en les cultivant eux-mêmes. Depuis ces dernières années, le phénomène tend à se développer à Hong Kong, Shanghaï, Singapour et Cuba.

Concept :

Jardinage écologique et récoltes
jardinecolo.jpgLe principe des jardins partagés est de cultiver, entre habitants d'un même quartier, une petite parcelle de terre. Regroupés en association, les jardiniers amatteurs détiennent les clés de leur potager, qu'ils ouvrent au public une fois par semaine.
Création de lien social et insertion
Le but de ces jardins n'est pas seulement écologique ou alimentaire : c'est aussi un lieu ouvert sur le quartier, qui favorise des rencontres conviviales entre ses habitants. Ils ont également une vocation d'insertion et accueillent des personnes handicapées ou victimes d'exclusion.

Où ?

  • Allemagne
Le « Prinzessinnengarten » à Berlin dans le quartier de Kreuzberg et Mitte.
  • France
Le jardin partagé de « l'Aqueduc » à Paris dans le 14ème arrondissement.
  • Belgique
Le « début des haricots » en Belgique à Bruxelles.
  • New-York
Le jardin Liz Christy à New-York dans le quartier de Manhattan.

Zoom sur l’Ile de France

La tendance des « jardins partagés » est très développée dans la métropole parisienne. On compte de nombreuses associations qui gèrent ces jardins collectifs dont « Graine de jardins », qui répertorie près de 109 jardins en Ile-de-France. On trouvera ainsi par exemple :
  • Le Potager des oiseaux, (Paris 3e arr.)
  • Jardinons collectifs, (Saint Germain sur Morin, 77)
  • Cultures Robinson, (Saulx les Chartreux, 91)
  • C’est si bio, (Nanterre, 92)
  • Les Z’Arts dans les murs, (Montreuil, 93)
  • Jardin pour tous, (Villejuif, 94)
  • Jardin partagé de Sarcelles, (Sarcelles, 95)
  • Jardin du coeur de Villepreux, (Villepreux, 78)

IV. Home exchange ou échange de maison

Origine:
La formule d'échange de maison a été inaugurée par des professeurs américains dans les années 1950, et a prouvé avec le temps sa viabilité. Une formule de voyage qui devient de plus en plus populaire tout simplement parce qu'elle est plus abordable et plus conviviale.

Concept :
Echanger sa maison, son appartement est une formule de vacances, née dans les années 1950 qui vous permet d'habiter dans la maison d'une autre famille pendant qu'elle habite la vôtre. Cet échange a lieu dans une période que les deux familles auront défini préalablement et peut aussi comprendre l'échange d'un véhicule. Cette formule reste la plus économique de toutes et vous laisse le temps et les moyens de visiter des lieux jusque-là inaccessibles.
L'hébergement est une des parts du budget des vacances la plus importante et échanger votre maison ou appartement vous permet de réaliser des économies conséquentes (jusqu'à 70%) : plus de coût de chambre d'hôtel et/ou de location de voiture.

Les métropoles du concept :
Ce concept existe dans plus de 144 pays dans le monde.
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Zoom sur l’Ile de France
L’échange de maison appelé aussi « troc maison » est très répandu en Ile -de-France. On compte près de 2600 possibilités d’hébergements qui sont accessibles sur le site internet :

Témoignage :
L’expérience de Tricia, jeune française: « Un échange de maison, je dirais que c'est une formule confortable et gratuite pour partir de chez soi, même pas longtemps. Au lieu de louer un gite à la campagne ou un hôtel en ville, nous avons fait une cure de musées et de forêts, le tout, dans un confort supérieur à celui qu'aurait offert le meilleur gite ou le meilleur hôtel. On y découvre tout un nouvel univers d’une famille inconnue ! C’est génial ! »
 

V. Tourisme participatif : les greeters

Origines :
La tendance des « greeters » est née à New York en 1992 sous l’impulsion de Lynn Brooks, une newyorkaise. Celle-ci a fondé le programme d’accueil « Big Apple Greeter ». L’objectif de ce programme était que les visiteurs découvrent la ville comme elle la connaissait, avec ses coins atypiques, les lieux et commerces incontournables... Ainsi, les greeters désignaient les bénévoles qui aidaient la fondatrice à mettre en place ces visites.
greeters.jpgbigapplegreeters.jpgglobalgreeternetwork.jpg
Concept :
Le terme Greeter signifie “hôte” ou “comité d’accueil” en anglais. « Un greeter est un habitant d’une ville, membre d’une association, qui accepte de passer quelques heures avec un visiteur pour lui faire découvrir un aspect de la ville qui l’intéresse ». Les greeters ne sont pas des guides professionnels.
Le réseau mondial des greeters est une association de bénévoles qui aiment leur ville et veulent la faire partager « hors des sentiers battus ». Le concept des greeters est lié au développement durable : l’authenticité, le lien social et l’environnement sont les principales valeurs véhiculées.
Cette tendance fait partie du tourisme participatif à savoir faire découvrir un aspect d’une ville, d’un quartier, autrement aux visiteurs. La population fait partie intégrante de ces visites puisqu’elle intervient et joue un rôle actif pendant la visite.

Où ?
Le réseau des greeters est en constante évolution. En effet, le nombre d’initiatives se multiplient. Cette tendance est véritablement à l’ordre du jour. On aura ainsi des grandes métropoles comme New York, Chicago, Toronto, Melbourne, Houston, Adelaide, Bueno Aires, Londres, The Hague greeters… Chaque métropole possède son propre logo. L’Europe développe de plus en plus le concept des greeters, avec des villes comme Paris, Berlin, Nantes, Marseille, Athènes, Belgrade, Bilbao…
(cf : CDT Seine St Denis, témoignages greeters)
 

Zoom sur l’Ile- de- France
Le concept est très développé dans la région parisienne comme le montre la multiplication des initiatives allant dans ce sens. On voit ainsi apparaître des associations comme :
- Paris Par Rues Méconnues, (Paris, 20e arr.)
- Promenades urbaines, (Paris, 18e arr.)
- Ça se visite ! (Paris, 11e arr.)
- Parisien d’un jour (Paris)
- Les greeters de Versailles (Versailles, 78)
- Paris Greeters (Seine Saint Denis, 93)
- Les greeters de Seine et Marne (77)
- Greeters des Hauts de Seine (92)

Témoignages :
"I really enjoyed my stroll. Thank you for arranging for me. Regards."
« L'accueil de Renée est parfait. Nous avons particulièrement apprécié le côté vivant du commentaire »
"Excellent climat, bonne balade ; un moment agréable avec Markus et sa compagne. Je crois qu’ils ont eu une « idée » différente de la banlieue proche et de son avenir."
 

ZOOM VERT

I. Les hébergements insolites durables

Origine :
Les hébergements insolites connaissent un succès grandissant depuis une vingtaine d’années avec une montée en puissance du concept dans les années 2000. On parle d’un effet de mode avec la naissance de nouveaux mots comme le « glamping » ou « ecolodges ».

Concept :
Il existe différents types d’hébergements écologiques dit insolites comme les cabanes perchées, les écolodges, roulottes, tipis, pigeonniers, yourtes mongoles.... L’objectif est de renouer avec la nature, requalifier des éléments industriels tel que la grue du port d’Herlingen aux Pays-Bas, polluants comme des containers, des wagons et autres, leur redonner une autre vie. Les hébergements sont respectueux de l’environnement et de plus en plus imaginatifs, alternatifs. Les matériaux utilisés sont naturels, durables pour la plupart.
En ce qui concerne le glamping, il s’agit de redonner une nouvelle jeunesse au camping traditionnel en lui apportant une touche de glamour. Ici le but est de tenter un retour au tourisme de plein air. Ce nouveau mode de tourisme tente de concilier luxe et nature, confort et rusticité mais aussi de sensibiliser le touriste aux problématiques environnementales.

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Où ?
Cette tendance se développe mondialement. Les cabanes perchées ont vu le jour principalement dans les pays où la flore et la faune est riche comme le Costa Rica, le Panama ou encore l’Afrique… Concernant la France, on observe depuis quelques temps une multiplication de ces hébergements dits insolites. C’est d’ailleurs un concept qui connaît un véritable succès auprès des touristes et voyageurs.
 

Zoom sur l’Ile-de-France
Les hébergements insolites se multiplient en France notamment dans la métropole parisienne. On peut ainsi répertorier :
- Tipis d’Hippo Camp, (Courpalay, 77)
- Yourtes, Nomade-lodge, (La Chapelle-Gauthier, 77)
- Cabanes perchées, (Louan Villegruis Fontaine, 77)
- Cabanes en l’air, (Château de Graville, 77)
- Huttopia (Versailles, 78100)
- Huttopia (Rambouillet, 78120)
- …

Témoignage :
« L’esprit bohème de nos vacances a été garanti et dans un espace 100% nature. Nous renouvèlerons cette expérience et la conseillons à tout à chacun. Merci encore pour ces beaux moments. » Roger G. aux « roulottes de la Champagne » en France.
 

II. Le Spring break alternatif

Origine :
Le phénomène Spring Break est arrivé aux États-Unis à partir du 19e siècle, à cette période, les étudiants se réunissaient près des lacs ou des chutes d'eaux. Cela était considéré comme une cure de jouvence après un long semestre d'études.
Le phénomène du Spring Break comme il est connu de nos jours existe vraiment qu'à partir des années 60 et le film "where the boys are" qui a eu un énorme succès aux États Unis et qui resta culte pour toute une génération, en est un véritable symbole.

Concept :

Le Spring break, dans la tradition universitaire américaine, est une semaine de vacances auprintemps. Généralement, elle sépare plus ou moins les deux premiers semestres. À cette occasion, les étudiants ont pour habitude de se rendre dans un pays tropical pour une semaine de fête.
Pour certains étudiants « éco-aventurier » le cliché traditionnel de l’alcool, des bikinis et de la fête n’est plus au goût du jour. En effet, le concept du Spring break durable se développe et attire de plus en plus. Au cours du voyage, les jeunes participent à des activités ludiques, culturelles, éducatives et récréatives variées telles que des raftings, canyoning, tyrolienne, observation de la faune et de la flore, bains de boue….
Ces séjours mettent l’accent sur la durabilité et la sauvegarde de l’environnement. Il s’agit de « faire la fête autrement » !
 
Où ?
Quelques destinations du Spring Break alternatif:
- Brésil
- Costa Rica
- Suède
- Nicaragua
- Mexique
- Etats Unis (Atlanta, Birmingham, Charleston, Congaree, Dallas, Detroit, Knoxville, Louisville, Memphis, Murphy, New Orleans, Niveville, Pittsboro, Xenia)

Zoom sur l’Ile de France
Le Spring Break alternatif est encore très peu connu en Ile-de-France. Il pourrait être intéressant de l’appliquer à la région qui est parmi l’une des régions françaises les plus dynamiques avec Paris. L’idée de rassembler des étudiants autour du tourisme durable est donc à envisager au sein de la région.
 

III. Les circulations douces

A Londres, se sont a développé les taxis hybrides appelés Green Tomato Taxi. D’autres métropoles comme Vienne et des stations de sports d’hiver proposent la formule sans voiture. À Werfenweng, les hôteliers accordent des réductions sur le prix du séjour aux automobilistes qui font le choix de renoncer à circuler avec leur propre véhicule. Le village de Neukirchen, situé au coeur du parc des Hohe Tauern, se veut autofrei (sans auto) : on y circule en minibus ou en remontées mécaniques. À l’hôtel Chesa Valisa (Kleinwalsertal), les vacanciers sont invités à laisser leurs clés de voiture dans un « coffre-fort » à la réception. En échange, ils reçoivent à la fin de leur séjour une tomme de fromage de la région.

La ville de Tokyo a opté pour des transports solaires et de nouvelles énergies innovantes. A l'heure où la voiture électrique polarise toute l'attention, où le coût et la raréfaction de l'énergie fossile augmentent, les initiatives se multiplient pour utiliser l'énergie solaire dans les transports. Le principe est le suivant : des cellules photovoltaïques transforment l'énergie solaire en électricité; cette électricité stockée dans des batteries sert à alimenter des moteurs électriques faisant tourner des roues, des hélices...
Tokyo a réalisé des parkings solaires destinés aux vélos électriques. En 2009, la société japonaise Sanyo, un des leaders de l'énergie solaire déploie un dispositif innovant pour les vélos électriques dans la région de Tokyo à Setagaya. Il s'agit de parkings solaires servant à recharger les batteries des vélos électriques « Eneloop ». Les panneaux solaires d'environ 46 m² fournissent 7.6 kW, soit l'énergie suffisante pour recharger les batteries d'une centaine de vélos ainsi que l'éclairage à LED du parking. Ce dispositif qui inclut des batteries « Lithium Ion » pour stocker l'énergie solaire non utilisée, permet donc d'assurer en complète autonomie la recharge des 100 vélos sans apport d'énergie extérieur y compris la nuit ou les jours de pluie.
amsterdam.jpgLa palme d’or de la capitale de la mobilité durable revient à Amsterdam ! Avec plus de 743 000 habitants, Amsterdam est aujourd’hui une métropole qui a su privilégier la circulation douce. En effet, on compte près de 600 000 vélos mis à disposition pour les citadins ou touristes. Dès 2010, Amsterdam s'était fixé 10 objectifs pour une mobilité durable dont la création d'un centre de mobilité durable pour les visiteurs, une académie internationale pour la mobilité durable, un plan d'excellence de la mobilité durable, le développement du frêt via les canaux et rivières de la ville ou encore la création d'un service de vélos de livraison. De nos jours, de nombreuses pistes cyclables, voies de tramways, et autres sont parcourues par 165 canaux. Cet attrait pour le vélo a débuté lors du lancement de la plate-forme début avril 2010 de « Cycling for Sustainability » (Pédaler pour un monde durable). A travers ce projet, Amsterdam souhaite ainsi poursuivre ses efforts pour préserver la qualité de vie de ses habitants et de ses 15 millions de visiteurs annuels. Mais encore, retenons que d'autres transports complètent la gamme durable de la ville : scooters électriques, tramway, métro, bus à hydrogène, tramways pour marchandises.

 

« Illustration de la randonnée pédestre à Paris par un exemple : La « panamée » se déroule le 3ème jeudi de chaque mois, il s’agit d’une balade dans Paris autour d’un thème. C’est une randonnée de 4,5 kilomètres, gratuite, ouverte à tous, se déroulant entre 19h et 22h. Les thèmes sont discutés et choisis à l’avance par les bénévoles. Une fois le thème choisi, le parcours est construit avec trois points compteurs où les bénévoles feront quelques commentaires sur certains lieux ou monuments. »

« Les randonnées Rollers sont organisées par l’association « Paris Roller » qui proposent donc des randonnées pour permettre aux touristes de visiter Paris mais aussi de pratiquer ce sport. Il est intéressant de savoir que ces randonnées sont gratuites et que tout un protocole de sécurité en partenariat avec la police est mis en place. Cette randonnée s’adresse autant aux débutants qu’aux plus expérimentés, à noter que la randonnée du dimanche demeure la plus accessible ».

 

IV. By night

bynight.jpgUn nouveau courant nocturne durable a fait son apparition depuis quelques années : ce sont les éco-nightclubs traduits par le dancefloor écologique. Nés à Rotterdam, où la population est particulièrement sensibilisée au développement durable, le Sustainable Dance Club est composé d’éoliennes et de panneaux solaires qui génèrent l’énergie nécessaire. Ces pistes de danse sont alimentées par les danseurs qui produisent de l’électricité et donc de l’énergie par leur mouvements grâce à la technologie « dancefloor Power ». On appelle ce concept celui de la piézoélectricité. Pour finir, la consommation d’eau dans les toilettes est réduite au maximum et provient de la récupération des eaux de pluies.
D’autres clubs vont encore plus loin dans la démarche durable. Par exemple, à Londres au Club4climate le surplus d’électricité est donné aux habitants locaux. La boîte de nuit est également équipée en panneaux solaires, et d’un système de récupération d’eau. En effet, dans les toilettes et notamment pour les urinoirs, on n’utilise pas d’eau mais de l’air ! De plus, les verres et les papiers sont recyclés. L’entrée (10£) est offerte à tous ceux qui viennent à pied, en vélo ou en transport en commun.
On retrouve également un éco-club en Grande Bretagne à Londres. Les participants sont appelés les « éco-clubbers ». Cette initiative permet de sensibiliser activement et directement un public jeune aux problématiques environnementales.
 

V. L’accessibilité au coeur des préoccupations !

La notion de développement durable ne comprend pas le volet accessibilité en tant que tel. En effet le tourisme « adapté » semble déconnecter des politiques durables et pourtant de nombreuses initiatives en faveur de l’accessibilité des infrastructures se développent dans la continuité de cette démarche d’un tourisme qui se veut plus humain, plus durable.
En effet, on constate que les sites internet ont une rubrique consacrée à la question de l'accessibilité. Parfois, un site est dédié uniquement à cette question. En Catalogne: turismeperatothom.com (tourisme pour tous) permet de sélectionner un hébergement ou une activité touristique, à l'échelle régionale ou par destination, en fonction d'un handicap (fauteuil roulant, mobilité réduite, surdité, déficience visuelle).
L’accessibilité du tourisme en termes d’image est importante pour les destinations et est donc séparée de la politique globale de développement durable. Des régions en retard sur le développement durable pourront ainsi mener une politique volontariste en matière d’accessibilité. C’est le cas de Madrid qui a :
- Elaboré le programme El Paseo del arte (Promenade de l'art), à travers lequel trois grands musées de la ville (le Prado, Thyssen-Bornemisza et le centre d'art Reina Sofia) se sont adaptés pour pouvoir accueillir les personnes en situation de handicap

- Crée en 1992 le musée Tiflologico, par la Once (Organizacion nacional de ciegos espanoles c'est-à-dire l'organisation nationale des aveugles espagnols). Le musée, tout public, a pour but de faire découvrir l'art aux malvoyants.
- Création de l'outil TurAcces par l'Institut technologique de l'hôtellerie (ITH), l'Institut de biomécannique de Valence (IBV) et la communauté de Madrid. Ce logiciel informatique permet aux hôteliers d'auto évaluer le degré d'accessibilité de leur établissement et de prendre les mesures nécessaires à leur amélioration dans ce domaine.

A Stockholm, la question de l'accessibilité s’inscrit dans une politique urbaine globale et dépasse donc le seul secteur du tourisme. La ville souhaite devenir « la capitale la plus accessible du monde ». Des actions sont engagées pour rendre accessible tous les espaces publics et les bâtiments à usage collectif.
En Ile-de-France, des organismes et associations ont accompagné la labellisation de près de 210 établissements, dont 80 hébergements, regroupés dans une brochure disponible depuis le site internet du Comité Régional du Tourisme (CRT) Paris Ile-de-France.
 

VI. Initiatives marketing du tourisme durable

La promotion sur l’offre touristique durable des métropoles reste encore timide d'une métropole à une autre. En effet, sur les sites internet des organismes de promotion touristique, l'offre développement durable se résume à un chapitre spécifique, renvoyant vers un site spécifiquement dédié à la thématique durable (ex: Green Tourism for London). Cependant, les stratégies marketing sur le développement durable s’affirment de plus en plus.
La ville de Londres souhaite ainsi faire du tourisme durable un levier économique pour le secteur, ambition qu'elle affiche très clairement à travers le dispositif Green Tourism Business Scheme. Berlin, par le site Berlin Green Meetings met en avant les aspects développement durable de la destination et les équipements éco responsables sur la filière du secteur des événements professionnels (hôtels, infrastructures de congrès...).
Les initiatives dans le domaine de la restauration se multiplient avec le référencement sur les sites d'office de tourisme de prestataires ayant une démarche de développement durable (cuisine biologique, produits locaux) ou initiatives privées telles que la charte « 10% local » dans les restaurants des hôtels parisiens de Starwood Hotels.
Dans la métropole parisienne, l'entreprise « viatao » spécialisée dans la création et l'édition de guides de voyage est centrée sur le tourisme durable. Créée en 2008 par des passionnés de voyage, elle a repris l'esprit et la méthode de la collection Natural Guide.
 

  • Patrimoine naturel Stockholm :
En ayant le statut de première capitale verte d’Europe depuis 2010, Stockholm a visé sur ce marketing du tourisme durable pour attirer les touristes. En effet, la métropole est constituée de 40% de parcs et espaces verts (dont sept réserves naturelles). Elle dispose aussi d’un parc national au coeur de la ville qui s’étend sur 27km. Concernant la pollution, depuis 1990 la ville a réduit de 25% ses émissions de CO2. Comment ? En fait, la question du développement durable est seulement possible si les citoyens se sentent concernés par les valeurs que cette notion implique. C’est pourquoi, à l’occasion de "Stockholm capitale culturelle 98", la surface des zones piétonnières a été doublée et la voirie automobile diminuée pour laisser place à de nouveaux trottoirs très larges équipés avec des bancs. De plus, 77% de la population utilise les transports en public dont les bus qui roulent au biogaz. Cette jungle urbaine est donc composée de sentiers de randonnée pédestre. A partir de ce moment, de nombreuses initiatives pour un tourisme durable ont vu le jour, tel que les visites à vélo (notamment les vélos suédois) dans le parc national urbain ou autres circuits proposés à pied, en kayak ou en voilier (cf : Stockholm Adventures). Les voyagistes ont l’opportunité d’offrir des activités « vertes » comme les sorties en soirée avec des guides expérimentés pour voir des élans, chevreuils, sangliers et autres animaux sauvages (Stockholm Outback) ou encore des promenades sur les toits de la capitale (Takvandra med Upplev Mer).
 

  • Masdar : une ville 100% durable !
masdar.jpgPrès d’Abou Dhabi des entrepreneurs ont déjà commencé à créer une ville 100% écologique depuis 2008. Ce projet en cours a pour finalité d’être un véritable modèle d’une future ville inscrite dans le développement durable. Imaginée par Norman Foster cette ville qui s’étendra sur près de 6.5 km² sera une innovation et la première au monde. Masdar devrait probablement voir le jour d’ici une dizaine d’années et compter 50 000 habitants en 2020. Le plan a été conçu en sorte que l’on n’utilise le moins possible d’énergie et de consommation. Le transport a été décidé sans émissions de gaz à effet de serre comme le transport doux (vélo) et un tramway 100% écologique automatisé. D’ailleurs il est dit que les voitures y seront interdites. Le recyclage est aussi pensé, notamment celui des eaux. L’énergie solaire (panneaux photovoltaïque et la climatisation) devra approvisionner la ville en énergie. Cependant cela représente un coût non négligeable de 15 milliards de dollars.
 
  • Green Shopping
greenshopping.jpgCette initiative est très répandue au sein des métropoles urbaines mais l’est beaucoup plus dans des villes comme Londres ou Berlin. En effet, Londres est considérée comme LA ville « éco-friendly ». De nombreuses initiatives en matière de développement durable ont été crée comme le Green shopping. Les boutiques écologiques et friperies sont en constante augmentation et on y vend de tout ou presque. C’est le cas de la boutique Eco-age qui propose des vêtements (textile équitable, coton bio, soie naturelle), des objets ainsi que du matériel pour l’éco construction (peinture, parquets..). Mais encore, d’autres boutiques se spécialisent, comme la lingerie écologique, où l’on y trouve des éco-caracos, strings solidaires et tangas verts de luxe éthique. A Berlin, nous pouvons y voir les friperies (Second Handshop) en particulier dans le quartier de Kreuzberg et les marchés aux puces le dimanche sur de nombreuses places, notamment sur la rue du 17 juin (Strasse des 17. Juni, quartier Tiergarten), ou encore, la Boxhagener Platz (quartier Friedrichshain). Mais le petit plus, c’est évidemment cette initiative menée par la ville de Berlin pour sensibiliser les touristes au développement durable : le salon Thekey.to sur la mode éthique. Celui-ci réunit plus de soixante marques de mode bio et équitable, allemandes pour la plupart mais pas toutes! Des marques françaises, britanniques, turques, néerlandaises et autrichiennes présentent aussi leurs créations. Des ateliers et conférences sont organisés: par exemple les "sustainable conceptstores". A noter que ce salon est au prix de 5euros.
greenshopping2.jpgParis est aussi une métropole de la mode et donc du shopping mais n’est pas spécialisée dans le green shopping. Néanmoins elle n’y est pas insensible et de plus en plus de boutiques « green » ouvrent leurs portes. Ainsi s’il fallait se pencher sur un quartier ce serait celui de Belleville où l’on peut trouver quelques friperies et boutiques écolos. Un concept intéressant est à mettre en valeur : le recyclage. C’est ce que propose la marque de sacs Kyata (qui signifie couture en arabe) la nouvelle tendance de l’hiver 2011-2012. Lancée par un projet étudiant, l’objectif est de proposer des sacs et accessoires tendances et éco-responsables. Les sacs Kyata sont donc fabriqués avec des bâches publicitaires recyclées et l’usine de confection se trouve dans un quartier populaire de Tunis, en partenariat avec une association locale. De plus, la marque s’engage à reverser 5% de ses ventes à une association qui soutient l‘essor économique et social de la Tunisie.

VII. Balades urbaines dans les quartiers défavorisés :

Ces balades rentrent dans le cadre du tourisme participatif. A Bombay, ce concept s’est développé autour de la visite du Slum de Dharavi. Ainsi 80% des recettes des touristes qui le visite sont reversées à un centre communautaire. L’agence Reality Tours propose ce genre d’excursion. Cette initiative s’inscrit donc dans la logique du tourisme durable par un tourisme participatif et alternatif.
Au niveau de la métropole parisienne c’est auprès du CDT93 Seine Saint Denis que l’on va retrouver ce genre d’initiative. En effet nous ne pouvons pas parler de visite de bidonvilles mais de balades urbaines au coeur des banlieues. Le CDT propose ainsi un programme appelé « douce banlieue » dans lequel on peut y retrouver des thèmes divergents comme « les 100 ans du logement social à Saint Denis » « La Culture du Graff à Montreuil » ou encore la visite de la cité-jardin de Stains « remarquable logement social des années 1930 ».