Entreprises

Portrait d’un hôtel IBIS

afaq14001.jpgafaq9001.jpgNormes ISO 9001 et 14001
Hôtel IBIS Paris Porte de Clichy Centre
Madame GONCALVES Sernanda

Présentation de l’entrepreneur
Madame GONCALVES Sernanda
Directrice de l’hôtel IBIS Paris Porte de Clichy Centre.
Comme la plupart des hôtels IBIS du groupe Accor, l’hôtel IBIS Paris Porte de Clichy Centre arbore les normes 9001 et 14001 en plus d’adhérer à la Charte de l’hôtelier Earth Guest.
L’hôtel a ouvert ses portes en 2004.

Présentation de la démarche/de l(es)’établissement(s) dont la personne est responsable
La norme ISO 9001 est relative au management de la qualité. L’application des exigences fondamentales contenues dans l’ISO 9001 permet :
- De prouver la capacité de l’organisme à offrir des produits ou services qui répondent aux exigences des clients et accroissent leur satisfaction,
- De produire en respectant les exigences légales et réglementaires.

La norme ISO 14001 permet aux entreprises (touristiques ou autres) de valoriser, auprès de leurs partenaires commerciaux et institutionnels, leur bonne maitrise des risques environnementaux et rassurer leurs consommateurs soucieux de l’environnement.

Elle est le seul référentiel international qui met à disposition les contraintes organisationnelles requises pour la présence d’un système de management environnemental au sein d’une entreprise quelle qu’elle soit.

A travers l’appartenance à cette norme, les entreprises prouvent qu’elles sont responsables vis-à-vis de l’environnement et qu’elles incluent le développement durable dans leurs actes et leur production au même titre que la sécurité ou la qualité.

Résumé de l’entretien
 
-Que faites vous dans le cadre de votre politique de développement durable ? Quels aspects sont mis en avant ?
« Nous avons mis en place, dans le cadre de notre politique de développement durable, le tri sélectif du papier, du carton, des ampoules, des néons et du verre ainsi que l’installation de régulateurs de débit d’eau dans les douches et les toilettes. Des ampoules basse consommation ont également été installées au sein de notre établissement.

Par ailleurs, nous sommes équipés de panneaux photovoltaïques sur toute notre façade de 7 étages depuis notre ouverture en 2004. Ces équipements ont été mis en place dans la perspective d’une démarche durable et non pas par souci d’économies.
De plus, en ce qui concerne le blanchissage du linge de salle de bain, nous avons établi un code avec nos clients : les serviettes suspendues sont conservées pour le lendemain et les serviettes mises dans la baignoire ou au sol partent au lavage. Ce système permet de diminuer l’impact de la blanchisserie sur l’environnement et de limiter les gaspillages. Ainsi, 50% des économies réalisées sont reversées à l’ONG « SOS SAHEL » dans le but de planter des arbres autour des terres agricoles afin de les préserver de l’avancée du désert.
Je précise que, dans le même optique, nous avons choisi une société de blanchissage certifiée ISO 14001. »

-Quel type de clientèle recevez-vous ?
« Nous recevons 50% de clientèle loisirs et 50% de clientèle affaires. »

-Pensez-vous que certains de vos clients viennent dans votre établissement pour son implication en matière de développement durable ?
« Nos clients viennent davantage pour la norme ISO 9001 que pour la norme ISO 14001. Ils se préoccupent de l’écologie chez eux mais pas encore dans les hôtels mais c’est mon avis personnel. »

-Comment s’est fait le choix de cette certification au sein du groupe Accor ?
A-t-elle été imposée ou avez-vous participé directement au choix d’Earth Check plutôt qu’un autre label ? « C’est le groupe Accor qui a décidé de notre appartenance à ces normes mais nous ne l’avons pas vécu comme une obligation. »

-Faites-vous du développement durable une préoccupation majeure devant d’autres items tels que le confort ou la qualité de l’accueil ?
« Nous attachons beaucoup d’importance au développement durable dans notre établissement. Par exemple, pour le confort nous choisissons des matériaux durables mais il ne passe pas encore devant d’autres préoccupations. »

-Quels sont vos prochains projets en matière de développement durable ?
« Nous ne prévoyons rien de plus pour le moment mais je pense que la tendance aujourd’hui en matière de développement durable se dirige vers les établissements construits dans une démarche écologique. »

Portrait ON DIRAIT LE SUD

Présentation de l’entrepreneur

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Madame Marsan, gérante de la Chambre d’hôtes « On dirait le Sud » située à Vincennes.
C’est la première chambre d’hôtes qui a été ouverte à Vincennes.
Voici une vidéo présentant l’hébergement et la gérante : http://www.dailymotion.com/video/x9bao8_vincennes-chambres-d-hotes-a-vin...

Présentation de la démarche/de l(es)’établissement(s) dont la personne est responsable
Madame Marsan gère sa chambre d’hôtes d’une manière très responsable et respectueuse de l’environnement. Elle fait très attention aux consommations d’énergies, d’eau et privilégie la production locale et artisanale.

Résumé de l’entretien
-Que faites vous dans le cadre d’une politique de développement durable
« Je fais très attention au tri des déchets, ce qui me parait être un geste citoyen indispensable. J’ai installé du double vitrage dans les chambres afin de faire des économies d’énergie. Pour laver le linge, j’utilise de la lessive bio. Pour le petit déjeuner le privilégie également les yaourts bio et je fais mes confitures moi-même. »

-Quel type de clientèle avez-vous ?
« La clientèle est très variée. Les personnes qui sont sensibles à la politique environnementale que nous exerçons ne représentent pas la majorité mais il y a tout de même des personnes qui remarquent nos efforts pour l’environnement. Ce matin même, une dame a apprécié de trouver des yaourts biologiques lors du petit déjeuner ! »

-Quel est le prix moyen d’une chambre ?
« Pour une personne, le prix moyen d’une nuit est de 50 euros pour une personne petit déjeuner inclus et 70 euros pour deux personnes. Nous prenons le petit déjeuner tous ensemble. »

Portrait - Hôtel Mandarin Oriental, Paris

Présentation de l’entrepreneur :
Emilie PICHON est Responsable des Relations Publiques
 
Présentation de la démarche/de l(es)’établissement(s) dont la personne est responsable
Clientèle internationale aisée. Le Mandarin Oriental Paris, site pilote pour les certifications environnementales depuis son origine, est devenu le premier Palace Hôtel de France à obtenir la certification HQE hôtellerie.

Résumé de l’entretien
-Pourquoi avoir engagé ces démarches (véritable philosophie du groupe, … ) ? Et pourquoi avoir choisi le label HQE ?
« La dimension écologique et la démarche durable fait partie intégrante de la philosophie du groupe Mandarin Oriental. L’hôtel étant un nouveau bâtiment, il nous a paru logique de développer une démarche de labellisation étant donné que nous suivions et maîtrisions le cahier des charges de A à Z, et la certification HQE nous a paru comme logique. Nous avons choisit « HQE » car c’est une certification connu, compréhensible au niveau de la construction et aussi lisible pour le public. Nous adopterons aussi la démarche exploitation dans quelques mois, qui viendra compléter la certification construction HQE. »

-Quelles actions avez-vous engagées ?
« Nos actions ont commencé dès le début avec la gestion du chantier. Nous avons par exemple mis en place un recyclage de l’eau utilisée sur le chantier. Nous avons mis en place une gestion et un tri des déchets : concrètement nous avons évacué plus de 10 000 m3 de déchets qui sont triés sur le chantier puis retraités dans leur filière d’origine : sidérurgie, vitrage… avec un taux de valorisation proche de 80 %. Nous avons aussi pris l’initiative d’installé des bungalows « verts », plus chers à l’achat mais moins gourmands en énergie électrique de 66%.
L’utilisation des matériaux a aussi été un choix importants. Nous avons par exemple choisi d’utilisé le cuivre pour la couverture, matériau qui est à la fois noble et 100% recyclable.
Enfin notre RT 2005 (qui jugent les performances énergétiques d’un bâtiment selon la Réglementation Thermique en vigueur) a donné des résultats satisfaisant dans les domaines de l’isolation, la ventilation, la protection solaire, l’éclairage ou encore la perméabilité à l’air. »

-D’après vous, qu’apportent ces démarches à votre établissement ? Pensez-vous que votre implication dans le développement durable influe sur votre image et sur l’attractivité de votre établissement ?
« Ces démarches, qui font parties intégrante de notre politique, nous apportent aussi un véritable élément différenciateur de l’hôtel puisqu’il est le seul à avoir adopté cette démarche en France. Cela nous permet donc de nous différencier et nous apporte un avantage concurrentiel non négligeable. Cette démarche nous a permis de concilier notre philosophie avec nos ambitions : apporter une offre de qualité dans le respect de l’environnement. Cela à des retombées très positives auprès de certaines clientèles telles que les Américains par exemple, qui y sont très sensibles. D’autres nationalités y portent peu d’importance mais la prise de conscience écologique et la démarche durable ne peuvent influer que positivement sur notre image. »

-Hormis votre dossier de presse dans lequel vous mentionnez votre labellisation HQE, utilisez-vous votre démarche durable pour votre communication ?
« Cette démarche durable est le fer de lance de notre politique. Cette labelisation nous apporte une différenciation et une lisibilité sur le marché, nous comptons bien sur nous en servir comme élément de communication. Comme vous l’avez rappelé, nous l’avons utilisé dans notre dossier de presse, mais nous l’utilisons aussi au maximum : dans nos signatures électroniques d’email figure la mention « premier hôtel HQE », cette mention apparait aussi tout le temps sur les contrats et elle apparaitra dans la nouvelle version du site Internet. De plus nous préparons une campagne de communication sur les médias sociaux (Facebook de l’hôtel). »

-Avez-vous des projets futurs d’adoption de nouvelles démarches durables ?
« Comme je vous l’ai dis au début de l’interview, nous souhaitons adopter la démarche de certification concernant notre gestion de l’hôtel. En ce moment audit dans l’hôtel pour apprécier la qualité de la gestion des ressources de l’hôtel et ainsi obtenir une autre certification : le label HQE Exploitation ??? »

Portrait Cabanes écologiques dans les arbres

Présentation de l’entrepreneur
Le domaine appartient à la belle famille de Diane des Digueres depuis 1903. C’est alors la 4ème génération propriétaire du château du Domaine de Graville.
La famille des Digueres est fortement attachée à la préservation du château dans son cadre naturel.
Selon Diane des Digueres, « l’entretien et la préservation de ce site culturel et patrimonial est important », cela lui permet également « d’élever *ses+ enfants dans des conditions exceptionnelles ».

Présentation de la démarche et de l’établissement
Le Domaine de Graville se situe à 80 km de Paris et à 15 km de Fontainebleau et est d’une superficie de 700ha. Le classement du parc aux monuments historiques ainsi que l’inscription à l’inventaire du château de Graville font de ce site un patrimoine naturel et culturel à préserver. L’accent est donc porté sur l’hébergement écologique avec principalement des cabanes en l’air sans eau ni électricité. Les cabanes peuvent être en pleine forêt, en lisière de bois ou avec vue sur le château.
Chaque cabane est équipée d’une terrasse afin de profiter du cadre qui est différent selon les lieux d’implantation. Il existe aussi d’autres hébergements comme la fuste ou encore les chambres dans le château.

Les hébergements :

- 6 cabanes :
o Cabane Comtesse de Lancosme : 1ère cabane ouverte dans le parc du château le 1er septembre 2007. Elle est située à 10m de haut sur un chêne de 100 ans et dispose d'une échelle de corde pour y accéder (équipement : baudrier pour la montée).
o Cabane Henriette d'Entragues : la plus perdue dans la forêt. Elle est nichée à 8m de haut sur un chêne de 150 ans (2 échelles fixes pour y accéder).
o Cabane Marie de Balzac : la plus proche du château (50m environ). Elle est nichée à 12m de haut sur un chêne, et dispose pour son accès d'un escalier droit en bois puis d'un pont de singe et enfin d'un escalier droit (montée facile).
o Cabane Gabrielle d'Estrées : elle est située à 8 m de haut sur un chêne de 150 ans et dispose d'une échelle de meunier pour y accéder (montée facile). Elle est également équipée d’un hamac de 2places pour profiter de la terrasse
o Cabane Familiale Anne Malet : la cabane familiale. Elle est située 4m de haut et est accessible pour les enfants à partir de 2ans grâce à son escalier de bois en colimaçon. (Accueil de 5personnes)
o Cabane Henri IV : située à 8m de haut sur un chêne exceptionnel qui a plus de 300 ans et dispose d'une échelle de corde pour y accéder (équipement : baudrier pour la montée).

- 1 fuste : d’une superficie de 20m², sans eau ni électricité et équipée de toilettes sèches (possibilité de prendre une douche dans le château)
- 1 chambre d’hôtes : d’une superficie de 20m² avec salle de bain
- 2 appartements : environ 60m² (2pièces) avec cuisine équipée, ADSL et télévision. Possibilité de louer pour une longue durée.

Le château donne la possibilité d’organiser des séminaires et conférences en mettant à disposition 3 salles modulables en fonction des besoins.

Résumé de l’entretien
-Quel est votre parcours ?
« Le domaine appartient à la famille de mon mari depuis 1903. Nous sommes la quatrième génération à y vivre. Les couts de conservation et d’entretien du château ont vite posé problème, mais étant particulièrement attachés à cette propriété, nous étions décidés à trouver un moyen de la garder. Pour commencer, nous avons alors décidé de recevoir des séminaires et d’organiser des journées d’étude. Cette activité a plutôt bien marché, jusqu’à ce que de plus en plus d’entreprises ont ensuite préféré organiser des séminaires plus longs et souhaitaient alors que leurs employés soient hébergés sur le lieu de formation. Or, ne pouvant répondre à cette demande d’hébergement, nous avons perdu une grande partie de notre clientèle.
En 2006, nous avons été contactés par « La cabane en l’air » qui recherchait un site assez exceptionnel en Ile de France pour élargir son réseau. Nous avons d’abord voulu prendre le temps nécessaire et sommes allés au Domaine des Ormes (à Dol de Bretagne), le premier site à avoir proposé des cabanes dans les arbres. A l’époque, le domaine avait déjà une dizaine de cabanes et mon mari et moi avons aussitôt été convaincus par ce concept innovant. Nous avons alors entrepris les démarches administratives nécessaires, qui se limitaient finalement à une simple déclaration de travaux auprès de la mairie. En effet, les cabanes étant hors sol et sans eau ni électricité, leur construction ne requiert aucun permis de construire. Nous avons alors ouvert la première cabane en septembre 2007. »

-Quelles sont les précautions à prendre au niveau de la construction ?
« Les cabanes ne peuvent être installées dans n’importe quel arbre : il doit obligatoirement avoir un fort enracinement. C’est pourquoi nous avons choisi de construire toutes nos cabanes dans des chênes d’au moins 100 ans. Une fois l’arbre sélectionné, on procède systématiquement à un contrôle phytosanitaire (on s’assure que l’arbre n’a pas de champignons…). Par ailleurs, l’idée est de construire des cabanes les moins intrusives possibles pour l’arbre. On détermine donc la hauteur de la cabane de façon à ne pas couper de branche vivante, on veille à ce que le câble ne touche jamais l’écorce de l’arbre… »

-Quelles sont les conséquences de votre appartenance au réseau « La cabane en l’air » ?
« Le réseau nous a transmis un certain nombre de consignes de sécurité et de normes à respecter. Cela est très important compte tenu du fait qu’il n’y a, à ce jour aucune jurisprudence relative aux cabanes dans les arbres. Le réseau nous a ainsi beaucoup apporté. Il n’impose officiellement aucune contrainte mais suggère de nombreuses règles et normes que nous nous obligeons à respecter. »

-Quels hébergements proposez-vous aujourd’hui ?
« Nous disposons actuellement de 6 cabanes en l’air, toutes situées à une hauteur allant de 4 à 12 mètres du sol. Les chambres ont une superficie qui varie entre 10 et 20 m2. Certaines cabanes sont accessibles par une échelle droite, d’autres par une échelle de câble (le cabaneur est alors équipé d’un baudrier). La cabane familiale, installée sur deux arbres, est accessible par un escalier en colimaçon et entourée de filets de sécurité. Toutes les cabanes en l’air sont sans eau ni électricité et sont chauffées par un poêle à pétrole, qui a une durée de chauffe limitée à quatre heures, par mesure de sécurité. Depuis juin dernier, nous disposons en plus d’une fuste, c'est-à-dire d’une cabane au sol dont les murs sont faits de troncs d’arbre empilés. Cette cabane est également sans eau ni électricité mais est chauffée en permanence par un poêle à bois et est totalement isolée avec de la laine de mouton. »

-N’avez-vous pas également une chambre d’hôte ?
« Nous avons aussi une chambre d’hôte, au premier étage du château mais elle ne constitue pas notre priorité. Elle n’est d’ailleurs pas référencée dans les guides, mais au CDT seulement. Cette chambre d’hôte nous sert surtout de repli en cas d’imprévu (lorsqu’une personne ne parvient pas à monter à la cabane à cause du vertige, par exemple). »

-Etes-vous satisfaite de l’occupation de vos cabanes ?
« Tout à fait : il n’y a pas un weekend de l’année où aucune cabane n’est louée. Janvier est le mois le plus calme avec 5 nuitées facturées en moyenne par cabane mais en aout, on compte entre 28 et 31 nuits d’occupation par cabane. »

-Comment décririez-vous votre clientèle ?
« Notre clientèle comprend tous les âges, surtout depuis que nous avons la cabane familiale. Récemment, nous avons même accueilli un couple de 85 ans ! Nos clients proviennent de milieux sociaux très divers, sont souvent des franciliens ou des touristes étrangers (belges, surtout) qui passent une nuit au Domaine avant d’aller sur Paris. »

-En général, vos clients sont-ils sensibles à votre démarche durable ?
« Pas toujours. Certains sont parfois dérangés par le fait de se garer à une quinzaine de mètres de la cabane et ne comprennent pas qu’il s’agit de protéger l’arbre, par exemple. Quelques clients sont uniquement attirés par le coté insolite, voire « tendance » de notre offre d’hébergement. Nous essayons alors de les sensibiliser à notre démarche environnementale. »

-Envisagez-vous de construire d’autres cabanes ou avez-vous d’autres projets ?
« A l’avenir, nous aimerions accueillir des séminaires résidentiels. Dans cette optique, nous avons des projets d’écoconstruction et pourquoi pas celui de faire de Graville une vitrine d’éco-construction avec des fustes ?
Par ailleurs, nous sommes convaincus que l’avenir de cette propriété est lié au bio, qui représente pour nous davantage une conviction qu’une simple lubie intellectuelle. Mon mari, qui est agriculteur a d’ailleurs converti son activité au bio. Ainsi, l’été dernier, nous avons créé un potager biologique de 700 m2. Nous allons certainement augmenter sa superficie jusqu’à 1500 m2. Ainsi, nous pourrons proposer des paniers de légumes aux cabaneurs. Nous envisageons également de planter des arbres fruitiers afin d’être autonome sur les confitures proposées au petit déjeuner. Par ailleurs, nous réfléchissons sérieusement à l’idée de mettre le site à disposition pour des formations centrées sur le bio. On pourrait alors réhabiliter les cuisines du château pour permettre d’organiser des cours de cuisine biologique, par exemple.
Nous avons donc beaucoup de projets mais ils sont tous tournés vers le bio et nous semblent pertinents du fait qu’ils ne dénaturent en rien le domaine. »

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter les sites http://www.chateau-graville.fr/ et http://www.lacabaneenlair.com/

Portrait de « BALLON AIR DE PARIS »

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Présentation de l’entrepreneur et de l’activité :
Il y a deux entrepreneurs de ce projet qui sont Jérome Giacomoni et Mathieu Gobbi, ingénieurs polytechniciens. Ils ont crées la société AEROPHILE S.A qui en est le concepteur. Pour Ballon Air de Paris c’est Arnaud Perrin qui s’occupe de tous contacts professionnels.
Ballon Air de Paris est installé depuis 1999 dans le parc André Citroën (XVème arrondissement) et depuis 2008 il indique la qualité de l’air. Il consiste à effectuer un vol en areostat au dessus de Paris c'est-à-dire qu'il est plus léger que l'air et donc il s'envole grâce à la poussée d'Archimède. Nous avons une équipe sur place composé de pilotes et hôtesses pour l’accueil.

Résumé de l’entretien :
-Groupes d’étudiants « Les Hybrides » : Comment ca fonctionne ?
-Equipe technique :
« Grâce au principe d’Archimède, c'est-à-dire 1m3 d’hélium peut soulever 1kg. Le ballon pèse 2 tonnes environ et peut prendre jusqu’à 30 passagers. Le rôle de la météo et du vent nous contraint par rapport au nombre de passagers. C’est une activité qui dépend de la météo. Il peut monter jusqu’à 150 mètres d’altitude et donc on peut le voir dans un périmètre de 20 km. Le ballon mesure 35 mètres de haut pour 22,5 mètres de diamètre.
On peut voir qu’il est animé par un treuil électrique ce qui fait de lui un ballon moins polluant et respectueux de l’environnement. »

-Les Hybrides : Quel est votre démarche ?
-Equipe technique:
« C’est un projet à l’initiative d’Aérophile qui est le concepteur du ballon ainsi qu’Airparif qui s’est occupé de tout ce qui était technique notamment pour la qualité de l’air et le changement de couleur du ballon. Et enfin pour le financement du projet nous sommes en association avec le groupe Banque Populaire où l’on peut voir leur publicité sur le ballon. Nous avons aussi une exposition permanente gratuite et pour tout public dans le pavillon d’accueil à côté du ballon où on nous explique comment fonctionne le ballon et le fait qu’il soit respectueux de l’environnement. On y reçoit beaucoup d’écoles car c’est très ludique et pédagogique, avec des vidéos expliquant ce qu’est l’aérostation tout en découvrant les enjeux de la qualité de l’air à Paris. »

-Les Hybrides : Qu’est-ce qui a conduits la société AEROPHILE à créer ce ballon ?
-Equipe technique:
« Ils ont construit plusieurs ballons dans le monde mais aucuns ne ressemblant à celui de Ballon Air de Paris puisque la vocation première de celui-ci est d’étudier la qualité de l’air. Tout d’abord il y a eu le Ballon de Paris mais celui n’avait pas de vocation spécial puis avec AIRPARIF ils ce sont associés pour en faire un nouveau. Nous pensons que c’est la pollution d’une ville comme Paris qui est le moteur de la création de ce ballon. Il y avait un enjeu environnemental dès la conception. Nous savons que la pollution dégrade et dévaste l’environnement donc avec le ballon on peut calculer l’indice de pollution via des stations installés un peu partout dans Paris. »

-Les Hybrides : Quels sont les aspects novateurs et originaux ?
-Equipe technique :
« C’est le premier ballon dans le monde où l’on peut voir la qualité de l’air via les couleurs. En partenariat avec AIRPARIF (organisme qui surveille la qualité de l’air en France), ce nouveau Ballon Air de Paris change de couleur en fonction de la qualité de l’air ambiant dans Paris (de vert/bon à rouge/mauvais en passant par orange/médiocre).
Depuis 2008, le ballon est un indicateur de la qualité de l’air qui identifie le dioxyde d’azote, l’ozone et les particules via des stations urbaines et des stations trafics. »

Portrait d’AccesSite

Karine Bardary est chargée de suivis et de création en accessibilité web. Elle fait de l’audit et conseil via son entreprise AccesSite. Elle met en place aussi des programmes de 3 heures de sensibilisation à l’accessibilité dans les écoles afin de montrer comment une personne présentant un handicap visuel va surfer sur internet. Elle était auparavant chargée de projet en informatique et son intérêt pour le handicap l’a poussé à créer la société AccesSite en octobre 2011.

Objectif de l’entretien :

-Adapter le site Web Fast lain à tous les handicaps.
-Transmettre ces remarques aux développeurs

Préconisations :
Pour les images porteuses de sens, il est nécessaire de créer une alternative textuelle, c’est-à-dire faire apparaitre un texte à la place des images. Pour les images strictement illustratrices, le texte n’est pas nécessaire. Sur la maquette, cela concerne essentiellement deux choses :

- L’animation flash du début, qui doit être traduite en texte explicatif
Ces textes explicatifs seront ensuite pris en compte dans le logiciel pour les personnes non voyantes. Pour les couleurs, l’important est d’être vigilant par rapport aux contrastes et éviter les couleurs des mots qui ne ressortent pas sur le fond d’écran. Cela concerne :
- La barre de recherche en blanc qui est peu lisible
- Les champs + d’infos, dont il faut vérifier la lisibilité
Pour la rédaction des pages, elles doivent être bien construites grâce à des outils que l’on appelle des aiders. Sur chacune des pages, il faut y créer des grands titres et des sous titres afin que le visiteur puisse se repérer efficacement. Dans la rubrique formulaire, il faut rajouter les champs obligatoires notifiés par un *, les champs doivent être correctement étiquetés en nom, mail et message.
Il faut prévoir un plan du site avec l’arborescence. Afin de mieux situer le visiteur handicapé, il est nécessaire à la fois de créer :
- une arborescence s’affichant sur le coté gauche du site
- un fil d’Ariane permettant au visiteur de voir « vous êtes : à l’accueil », « vous êtes : découvrir autrement »…
Des logos peuvent être positionnés à coté de chaque rubrique, par exemple pour l’accueil, y mettre une maison…

Mise en oeuvre technique :
Il est important de référencer les pages en fonction des rubriques, c'est-à-dire que dans le navigateur Google en haut de la page apparaisse www.Fastlain/accueil, lorsqu’on se situe sur la page d’accueil et etc.… le nom des pages doit être explicite.
Il faut aussi que les titres des liens soient explicites, c’est-à-dire que lorsque le visiteur ouvre un lien vers les labels, ce lien ne doit pas s’appeler « + d’infos » mais « + d’infos sur le label tourisme et handicap. »
Le site doit être navigable avec la touche tabulation afin que les personnes ne pouvant pas se servir de leur souris puissent naviguées sur le site. Pour la barre de recherche, l’envoi du formulaire, il faut à tout prix éviter les boutons de recherche de type « ok », qui ne sont en rien explicites mais plutôt privilégier les boutons « rechercher » ou « envoyer le formulaire ».
Le mieux est d’éviter le flash pour tout le site, qui n’est en rien accessible pour les personnes handicapées et plutôt privilégier le HTLM.

 

1. Images
  • Toutes les images doivent avoir un attribut « alt »
  • Dans le cas d’une image de décoration (qui n’apporte pas d’information) l’attribut alt doit être vide (alt=””)
  • Dans le cas d’une image porteuse d’information l’attribut alt doit contenir une information permettant de savoir ce que représente l’image quand celle-ci ne peut pas être lue.

2. Couleurs
            o l’écriture rouge sur fond vert
            o l’écriture verte sur fond gris (entrez c’est tout vert) – un vert plus foncé ferait l’affaire.
            o L’écriture noire sur fond bleu (slide 8 – Hébergements…)
 
3. Formulaire
  • Tous les champs doivent avoir une étiquette de champ « label »
  • La mention « champ obligatoire » doit être placée en en-tête du formulaire.
  • Pour chaque champ obligatoire l’idéal serait de mettre un astérisque sous forme d’image avec comme attribut alt : champ obligatoire
     
4. Liens
  • Faire en sorte que les liens soient différentiables du reste du texte (en les soulignant par exemple ou bien en utilisant une police « gras » et une couleur différente)
  • Chaque lien doit avoir un intitulé (Information textuelle comprise entre <a href="..."> et </a>)
              o Les 3 différents types de liens sont :
                     i. Lien texte : il s'agit du texte compris entre <a href="..."> et </a> complété si nécessaire d’information de contexte,
                    ii. lien image : il s'agit du contenu de l'alternative textuelle de l'image comprise entre <a href="..."> et </a> complété si nécessaire d’information de contexte,
                   iii. lien composite : il s'agit de l'ensemble du texte et du contenu de l'alternative textuelle de ou des images compris entre <a href="..."> et </a> complété si nécessaire d’information de contexte.
  • Le titre de lien ne doit être utilisé que s’il est nécessaire pour identifier la destination du lien de manière explicite. Un titre de lien sera considéré comme non-pertinent dans les cas suivants :
               o Le titre de lien est vide
               o Le titre de lien est identique à l'intitulé du lien (Cf. note 1)
               o Le titre de lien ne reprend pas l'intitulé du lien

Note 1 : Par exception, un titre de lien identique à l'intitulé est accepté dans le seul cas d'un lien image (lien ne contenant que des images), une icône par exemple.

Par exemple sur la page d’accueil :
  • Le lien Séjour « Enterrement de vie de jeune fille » (Paris) pourrait être construit de la manière suivante :
                o <a href="Enterrement vie jeune fille">Séjour « Enterrement de vie de jeune fille » (Paris)</a>) pas besoin de titre
  • Les liens + d’infos doivent être en revanche porteurs d’un titre car il y a plein de liens de ce type. Ca donnerait donc :
                o <a href="+ d’infos">Obtenir plus d’infos sur le séjour « Enterrement de vie de jeune fille » (Paris)</a>)
 
5. Titres de pages
  • Ils doivent permettre d’identifier la page sur laquelle on se trouve. Par exemple :
              o Accueil – Entrez c’est tout vert
              o Qui sommes-nous – Entrez c’est tout vert

6. Divers
  • Attention aux abréviations. La première occurrence de chaque abréviation doit être explicitée.
  • Si des mots en langue différente sont utilisés, ils doivent être placés entre des balises précisant la langue utilisée.
  • Utiliser les css pour la mise en forme
  • Faire attention à utiliser les balises correctement (ne pas les détourner pour obtenir une mise en forme particulière par exemple)
  • Utiliser des polices de caractère d’au moins 10 pt – ne pas utiliser des polices fixes mais des polices en % ou en em
  • Ne pas masquer la prise de focus par la touche tab
  • La navigation par la touche tab doit être possible partout et l’ordre de tabulation doit être le même que le sens de lecture.
  • Le moteur de recherche doit permettre de chercher sur tout le site et pas seulement sur une partie
  • Prévoir des liens d’évitement Aller au contenu – Aller au menu
  • Toute ouverture de nouvelle fenêtre doit être signalée
  • L’animation Flash doit avoir une alternative textuelle : si l’on n’a pas Flash player (penser aux mobiles…) il faut que l’on puisse savoir ce que la page affiche => alternative textuelle