Associations

Différentes associations participent, par leurs activités, au développement du tourisme durable en Ile-de-France.

Découvrez dans cette rubrique :

  • Parisien d'un jour, parisien toujours
  • Bleue comme une orange
  • ESPACES
  • Vita Sylvae
  • Invited in Paris
  • VouleVousDîner.com
  • Silent Arena
  • Mode et Handicap


Portrait de « Parisien d’un Jour, Parisien Toujours » :

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Présentation de l’entrepreneur :
LEPERCHOIS Yannis
Responsable communication et élu au bureau administratif de l’association « Parisien d’un jour, parisien toujours »
Directeur d’un hypermarché et bénévole pour l’association « Parisien d’un jour, parisien toujours »
 
Présentation de la démarche de « Parisien d’un jour, parisien toujours » :
Cette association met en avant le tourisme participatif basé sur l’échange entre les visiteurs (provinciaux ou étrangers) et les bénévoles parisiens qui font découvrir leur quartier. C’est un concept novateur et original dans la mesure où il propose à des visiteurs, pour la plupart déjà venu à Paris, de découvrir un autre visage de la ville, plus insolite. Cette démarche est totalement gratuite et les bénévoles de cette association ne se présentent pas du tout en tant que guide de tourisme mais comme des « amis » qui font partager leur quotidien. Yannis Leperchois tient absolument à dégager une image non commerciale de l’activité de « Parisien d’un jour ».
 
Résumé de l’entretien :
-Groupe d’étudiants ALFUN : Quel est votre parcours, comment vous en êtes arrivé là ?
-Yannis Leperchois : « Par dépit ! (rires). Non, pas du tout, je rigole! Je suis arrivé dans l’association par hasard, un soir en sortant de boîte, j’ai été alerté par un panneau d’affichage électronique de la mairie de Paris qui promouvait l’association Parisien d’un jour « faites découvrir votre quartier au monde entier ». Je me suis rancardé sur l’association et comme je suis un dingue de mon quartier, le 18ème arrondissement, j’ai commencé à suivre une réunion d’information, j’ai été séduit par la démarche qu’on m’a expliqué et puis je me suis lancé, tout simplement. Aujourd’hui, je suis directeur d’un hypermarché, ce qui n’a rien à voir avec le tourisme mais ce qui est le point commun entre tous les bénévoles de l’association, c’est que nous sommes tous, avant tout, des passionnés de Paris, par les gens, pour faire découvrir notre Paris, le Paris qu’on connaît ! C’est pour ça que nous ne sommes pas du tout dans la même cible que les guides professionnels. J’insiste sur le fait que nous sommes des habitants qui connaissent très bien leur quartier avec nos bons plans, nos habitudes, nos commerces que nous voulons faire partager. Nous ne sommes pas de pseudo guide du tourisme ! »

-ALFUN : De quand date l’association « Parisien d’un jour » et combien de bénévoles la compose ?
-YL : « Elle date de 2007, mais l’idée est née à New York en 1992. Ce sont les New-Yorkais qui ont lancé cette idée de faire découvrir la ville de façon un peu incongrue et originale. Parisien d’un jour compte 250 bénévoles. »

-ALFUN : Sont-ils tous bénévoles ?
-YL : « Oui. Tous bénévoles ! Excepté une personne salariée pour faire fonctionner le système de nos balades, qui fait le lien entre les demandes des visiteurs et nos bénévoles. Notre activité au sein de l’association ne nous rapporte que des rencontres et c’est déjà pas mal ! Et souvent de belles rencontres."
 

-ALFUN : Pouvez – vous nous expliquer le fonctionnement de PdJ ?
-YL : « Le principe de base de Parisien d’un jour c’est de donner une bonne image des Parisiens, parce qu’on a une image de m* ! On a tous été touriste dans une ville,  se retrouver complètement perdu... Avec cette association, on essaye d’accueillir le mieux possible les gens. Moi, j’ai envie que les gens disent que Paris est une belle ville, qu’ils reviendront et que les parisiens sont sympas ! Concrètement, il faut se rendre sur notre site et nous contacter si possible 2 à 3 semaines à l’avance pour qu’on ait le temps de trouver un bénévole qui réponde à vos critères, aux centre d’intérêts que vous aurez mentionné sur le formulaire de notre site : www.parisiendunjour.fr. Notre salarié, qui connait très bien nos bénévoles, va transmettre la demande au bénévole correspondant le mieux à votre profil. On cherche surtout à faire plaisir aux visiteurs en fonction de leurs centres d’intérêts. Si les gens sont passionnés de photos, je les emmène vers une expo de photos… Chez nous, les bénévoles ne sont pas formatés, chaque balade d’un bénévole à un autre sera complètement différente. On peut rester 1 heure avec les visiteurs mais on peut tout aussi bien finir au restaurant le soir s’il y a un bon feeling entre les gens et parce qu’on n’a pas envie de se quitter !
Les gens ne viennent pas nous voir pour avoir un cours d’histoire sur le quartier, même si on connait quand même très bien l’histoire du quartier. Nous sommes des collectionneurs de lieux insolites et d’anecdotes qu’on partage avec les visiteurs. Le concept est de faire vivre une expérience aux visiteurs. Les gens en ont marre d’être considérés constamment comme des machines à consommer, on est là aussi pour se parler, pour aimer … c’est un peu ma conception du développement durable. »

-ALFUN : PdJ a-t-elle toujours été tournée vers le tourisme durable ?
-YL : « Oui toujours ! On ne surfe pas sur la vague, on ne fait pas du développement durable parce que c’est dans l’air du temps et que ça donne une bonne image. Si vous faites une balade avec moi, je ne vais pas vous emmener au Sacré Coeur, parce que tout le monde connait. On ira du coté de la Cité des artistes pour voir les ateliers d’artistes, puis je vous emmènerai voir des associations qui essayent de réinsérer les gens en proposant de recycler des objets. On est cohérent. Pour nous, le développement durable c’est aussi la relation humaine, la chaleur qu’on va apporter au cours de la balade. »

-ALFUN : PdJ a-t-elle déjà été récompensés pour sa démarche durable ?
-YL : « Oui, c’est hallucinant, ça commence à prendre de l’ampleur ! On a été sollicité pour participer au prix Lauréat du tourisme responsable 2011, et nous avons non seulement été lauréat mais nous avons aussi remporté le titre dans la catégorie "urbain". »

-ALFUN : Comment est financée l’association ?
-YL : « Par les subventions du conseil d’Île-de-France, de la Mairie de Paris et par le soutien des visiteurs sous forme de dons à la fin des balades, mais il n’y a aucune obligation de don. On ne passe pas avec notre chapeau pour réclamer à la fin de la balade ! (rires). »

-ALFUN : Les balades sont-elles toutes et obligatoirement gratuites ?
-YL : « Oui ! C’est le principe de base. Pour être dans le concept c’est totalement gratuit ! On n’accepte pas plus de 6 personnes pour les balades. Il n’est pas question qu’on fasse une visite avec 25 personnes, un micro… on n’est pas du tout dans cette optique là ! »

-ALFUN : Quels sont vos moyens de communication pour diffuser votre offre aux touristes ?
-YL : « Notre site Internet, notre communication passe souvent par les médias comme la radio, la télévision. Nous avons peu de brochures, on n’est pas encore très glamour… même notre site n’est pas très glamour (rires) »

-ALFUN : Avez-vous des chiffres sur le nombre de visiteurs qui ont recours à vos services ?
-YL : « En 2010, plus de 3 000 visiteurs ont fait appel à nous au cours de 1 500 balades. »

-ALFUN : D’où viennent ces touristes ?
-YL : « De partout, on recense 17 nationalités différentes parmi ces 3 000 visiteurs »

- ALFUN : Ciblez-vous une clientèle particulière ?
-YL : « On ne s’adresse pas aux parisiens, on s’adresse aux provinciaux et aux étrangers »

-ALFUN : Vos balades sont-elles ouvertes à un public handicapé ?
-YL : « Oui ! Très franchement on n’en fait pas énormément, ce n’est pas qu’on les refuse, c’est simplement qu’il n’y a pas énormément de demande, mais l’association compte quelques bénévoles formés pour l’accueil des personnes handicapées. Nous ne sommes pas là pour encadrer la personne handicapée, en revanche nous prenons en compte le handicap de la personne pour adapter notre balade. »

- ALFUN : Proposez-vous des balades dans tout Paris ? Et au-delà ?
-YL : « On couvre tout Paris, mais pas uniquement. On cherche aussi à s’étendre notamment du coté du 93 (Seine-Saint-Denis). »

-ALFUN : L’association a-t-elle des projets d’avenir à court ou long terme ?
-YL : « Notre unique projet pour le moment est celui du Grand Paris et c'est un gros chantier. On souhaite s’étendre jusqu’où le métro peut nous emmener. On a commencé un partenariat avec la Seine-Saint-Denis, mais on va pouvoir s’associer avec tous les départements de la petite couronne. »

Portrait de l’association « Bleue comme une orange » :

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Présentation de l’entrepreneur :
Siège de l’association « Bleue comme une orange » (photo). Il s’agit ici du bureau de Patrick Mazaud, fondateur de l’association.

Présentation de « Bleue comme une orange » :
Cette association a pour objectif de favoriser l’accès à la culture pour tous, en s’attachant à proposer à tous les publics sans discrimination, personnes éloignées de la culture ou personnes en situation de handicap (autonomes ou dépendantes), des activités ludiques et de qualité, comme des visites socioculturelles en compagnie de comédiens. Ce concept est novateur parce que les visites proposent une inclusion des personnes "empêchées" en milieu ordinaire, les thématiques et l'approche sont originales et permettent de voir, penser et vivre Paris Autrement, elles sont propres au territoire dans lequel elles prennent places et sont propices à l’échange et au partage, incitent à la curiosité pour le plaisir d'apprendre. 

Résumé de l’entretien :

-ALFUN : Quel est votre parcours, comment vous en êtes arrivé là ?
-Patrick Mazaud : « Mon parcours professionnel peut se résumer en deux grands axes : Un premier axe médico-social, je travaillais notamment auprès de personnes handicapées (physiques et mentales), personnes âgées et d'enfants, ou encore de personnes vivant dans la rue. Un deuxième axe qui est culturel, j’ai découvert la culture très tard, je n’ai pas eu la chance d’être initié et cette découverte est fondamentale puisque c’est devenu une passion dévorante. J’ai poursuivi des études parallèlement dans le domaine de la culture aussi bien dans le cinéma, la littérature, l’histoire ou l’histoire de l’art et j'ai travaillé dans le milieu culturel et artistique en France et à l'étranger. J’ai aussi une passion pour l’étranger, pour l’autre et d’ailleurs j'ai vécu plusieurs années dans plusieurs pays européens et voyagé dans des régions extra-européennes (monde arabo-musulman et nord américain) ; quand je vis à l'étranger je m'immerge complètement. Les populations, dans leur différence, ont beaucoup à nous apporter.
De retour en France en 1989, j’ai eu envie de créer une association, une structure culturelle qui ait pour objet d’offrir une autre offre, dont l’objectif était de favoriser l’accès à la culture pour tous, parce que moi-même je n’avais pas bénéficié de cet accès, et aussi de favoriser la transmission de ce savoir, sans oublier la notion de plaisir qui est fondamentale, la culture ce n’est jamais ennuyeux, cela permet de rencontrer des personnes, de s’ouvrir, d’être plus tolérant. »
 
bleucommeuneorange.jpg-ALFUN : Quel est l’objectif de votre association ?
-PM :
« Notre association ne s'occupe pas uniquement de personnes en situation de handicap, elle les prend en compte comme n'importe quel public (enfants, séniors, finlandais…), notre objectif est culturel. Techniquement j'adapte les visites aux personnes handicapées, mais l’objectif reste et demeure culturel. L’idée c’est de voir autrement la culture, de voir autrement les gens, par exemple à travers une mise en valeur des 5 sens dans tout ce que l’on fait. L’autre aspect c’est de travailler sur l’altérité, donc l’autre qui dans sa différence nous enrichit et on va s’intéresser à cette différence (la personne handicapée ou l'ex non francophone), à ce qui d’ordinaire ne nous intéresse pas, je vous donne deux exemples : le caillou ordinaire, banal en apparence, celui dans lequel on shoot, c’est aussi la pierre qui sert à bâtir les cités, ce sont les pierres précieuses, celles avec lesquelles ont se soignait au Moyen Age,… ou encore l’ortie afin de découvrir ses métiers et ses vertus. »

-ALFUN : De quand date l’association « Bleu comme une orange » et combien de bénévoles la compose ?
-PM : « L’association a été crée en novembre 1993 et pour les bénévoles, c’est fluctuant, mais il y a une base de 20 bénévoles et 1 salarié. »

-ALFUN : Concrètement vous dites que vous êtes ouvert à tous les handicaps, dans ce cas, une visite avec des personnes sourdes, comment cela se déroule ?
-PM :
« Il faut savoir que 20% des sourds sont des sourds de naissance et on ne peut pas les inclure avec les autres, puisqu’il faudrait un conférencier pour cette personne-là, or les coûts des conférenciers sont faramineux, en plus ce sont des visites plus lourdes, puisqu’il faut dire le texte et ensuite ou parallèlement il faut tout traduire en langue des signes. Vous faites des visites deux fois plus longues. Nous n'avons pas encore réalisé de visites en LSF parce que cela demande beaucoup de temps et d'attention, mais nous envisageons de le faire.
D’autre part, il y a une minorité qui est bilingue, donc eux arrivent à lire sur les lèvres, et nous nous sommes par contre à l’origine de l’adaptation d’audio guide et d’audio conférencier pour des personnes sourdes, c'est-à-dire que l’on a un appareil, un amplificateur, non discriminants, cet appareil est accessible à tous. Cela me paraissait très important pour le respect de la personne.
De plus, on le propose à tous, parce que Paris est parfois bruyant et les personnes sourdes ou non, entendent distinctement les propos des conférenciers. Sinon concernant les sourds complets, donc on va dire des textes à certains endroits très précis, se mettre en pleine lumière, ne pas tourner le dos quand on parle, de façon à ce qu’il y est une très grande visibilité de lecture et que la personne non entendante soit toujours en face. On va utiliser la LPC, la langue parlée complétée aussi, c’est une codification gestuelle qui est différente de la langue des signes, pour donner une date, un patronyme ou un terme technique. Tout cela est très important, l'intégration, l'accessibilité requiert des connaissances et des savoirs faire spécifiques, on n'improvise pas, y compris pour conduire une personne en fauteuil roulant. La prise en compte du handicap induit une surcharge de travail importante, un savoir-faire, et un surcout financier (matériel adapté, groupe restreint de personnes). Si l'on n'est pas conséquent ça ne fonctionne pas, on se fout du monde. »

-ALFUN : Quels sont vos moyens de communication pour diffuser votre offre aux touristes ?
-PM :
« Nos moyens de communication sont insuffisants justement pour rechercher des nouveaux clients, particuliers, groupes constitués, musées, professionnels de la culture et du tourisme et bien entendu du mécénat d’entreprise. Nous avons un site Internet insuffisant, un nouveau site est en cours pour qu'il soit adapté aux personnes handicapées, c'est particulièrement complexe et nécessite des connaissances spécifiques. Les coûts sont là aussi déraisonnables. »

-ALFUN : Ciblez-vous une clientèle particulière ?
- PM :
« Nous ciblons le grand public et le public averti (visites thématiques), français et étranger, principalement parisien, francilien, nous avons aussi des personnes qui viennent de province. Pour les journées du patrimoine, on compte un tiers de franciliens, un tiers de régionaux et un tiers d’étrangers qui viennent d’Allemagne, d'Angleterre et de Belgique. Au départ, je me suis attaché à travailler à l'inclusion d'un public déficient visuel (malvoyant et aveugle) ce qui m'a demandé un travail très important, et aussi envers des personnes éloignées de la culture pour des raisons socio-économiques ou socio-culturelles (ex non francophones par exemple). Puis plus tard, nous avons décidé de prendre en compte toutes les situations de handicap, y compris les plus complexes (personnes avec autisme, maladies neuro-dégénératives, etc.). »

-ALFUN : Proposez-vous des balades dans tout Paris ? Et au-delà ?
-PM :
« Non, parce que nous n’en avons pas les moyens, cela prendrait beaucoup trop de temps et de travail. Je travaille principalement sur le 5ème et le 6ème, dernièrement la Mairie de Paris nous a commandé une visite avec une approche socio-urbanistique d'un quartier en réhabilitation du 17ème, nous proposons ponctuellement des sorties sur des espaces naturels (bois de Boulogne, bois de Vincennes), sur les parcs et jardins historiques (Parc de Bretonne, Château de Beauregard, Versailles, Courson), aussi le patrimoine industriel ou scientifique comme la visite de l’usine Guerlain ou les dessous des musées, etc. Nous proposons des visites généralistes (1h30) ainsi que des visites plus spécifiques (2h30, 3h) ludiques et interactives, et pour ceux qui le souhaitent, des visites plus pointues. »

-ALFUN : Et donc, lorsque vous faites une visite dans le 5ème arrondissement, qu’est ce que les touristes sont invités à voir ?
-PM : « Je travaille sur le territoire, je cherche son histoire et comment on va le lire, je pars toujours sans aucune information, sans lire aucun ouvrage. Je rassemble les éléments qui me semblent les plus pertinents en tenant compte des déplacements, de la cohérence, et bien entendu de notre approche. Avec ce squelette, ces éléments épars, les idées viennent et je commence à écrire, quand je tiens quelque chose, alors seulement je commence à lire, à faire des recherches, à solliciter des spécialistes. Nos visites ne sont pas figées, pas formelles, aucune ne ressemble à l’autre, c'est selon l'humeur du jour, de l'intérêt du groupe ou de l'actualité. Les contenus sont enrichis et actualisés en permanence. »

-ALFUN : Pourquoi avez-vous choisi de faire visiter le 5ème et le 6ème ?
-PM :
« Ce sont des territoires que j’arpente de long en large, jour et nuit depuis que je vis à Paris, d'abord pour l'environnement, les bistrots, les restaurants, les libraires et les cinémas, d'art et d'essais, sans parler de la population, les étudiants, les touristes, etc. Aussi parce que tout le monde a entendu parler de St-Germain et du Quartier latin, mais les connaît-on vraiment ? Avant, j'ignorais tout de leur histoire, de la vie culturelle et artistique de ces quartiers, ce n'est qu'avec la création des visites que j'ai petit à petit appris à mieux les connaître, à les "voir autrement", et plus je les étudie, plus je sais que je ne sais rien, et qu'il me faut étudier, fouiner, questionner les habitants, c'est exaltant. Il n'y a pas une telle concentration de librairies, cafés, restos et cinés ailleurs dans le monde. »

-ALFUN : Pensez-vous que votre association est tournée vers le tourisme durable ?
-PM
 : « Oui, même si c’est un mot fourre tout, les banques sont durables, le nucléaire est durable, aujourd’hui tout est durable. Par intérêt personnel et philosophiquement j'essaye de voir l'autre, celui que je ne connais pas, autrement, il sait ce que je ne sais pas, c'est aussi voir la vie autrement, c’est le vivre autrement, c’est faire attention à ce que l’on consomme, nos choix de vie, comment on se comporte avec l’autre, pour moi c'est là ou "durable" prend tout son sens. C’est de là qu'est née l'association.
Au cours des visites j'évoque la biodiversité d'un milieu urbain, la flore, la faune, je sensibilise à l’écologie, à la fragilité des milieux, à la pollution, etc. Pour moi le durable, c’est vivre autrement avec les autres. »

-ALFUN : L’association a-t-elle des projets d’avenir à court ou long terme ?
-PM : « Les activités avec les scolaires et de nouveaux publics, je travaille actuellement sur la maladie d’Alzheimer et les personnes atteintes d'autisme, afin de voir ce qu'il est possible de construire pour elles. Bien entendu, il faut développer de nouvelles thématiques et de nouvelles approches. Et d’autre part, pérenniser l'association avec de nouveaux partenariats, les Grandes Ecoles, l'entreprise, accélérer les recherches de financements pour pouvoir embaucher et se développer, enfin renforcer l'équipe des membres actifs. »

-ALFUN : Que signifie le nom de l’association « Bleue comme une orange » ?
-PM :
« Bleu c’est l’esprit, c'est la culture, l'infini, et l’orange c'et l'opposé, c'est le fruit terrestre, sensuel, d'abord la couleur, la forme, la texture de l'écorce, le parfum et les saveurs. Je vous recommande de relire le poème éponyme (l'Orange) de Raymond Queneau dans l'Etat des choses.

Portrait de l’association « ESPACES » :

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Présentation de l’entrepreneur
Yann FRADIN,
Directeur de l’association Espaces
Vice-président de la Fédération Nationale des Association d’Accueil et de Réinsertion Sociale (FNARS)

Présentation de la démarche :

C’est une association créée en 1994 pour redonner vie aux friches industrielles et aux milieux naturels du Val de Seine laissés à l’abandon et pour créer des emplois. Dans ce but, l’association propose des emplois d’insertion pour des personnes en difficulté dans le cadre de chantiers d’entretien et de gestion des espaces naturels du Val de Seine par l’utilisation de méthodes respectueuses de la biodiversité et des écosystèmes. Les locaux de l’association sont installés à Meudon où 50 salariés permanents y travaillent.

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Résumé de l’entretien
-Groupe d’étudiants « Les Hybrides » : Comment vous-êtes vous dirigé vers une démarche durable ?
-Yann FRADIN :
« A l’ origine, je suis un militant écolo. Je lisais les débuts de Greenpeace, c’était mon spider-man à moi de les voir sauver les baleines. J’ai toujours aimé la nature, le scoutisme. J’ai toujours été branché là-dessus.
Je suis arrivé dans ce secteur plus par nature et politique. J’ai été président de l’association Val de Seine Vert. Je suis aussi arrivé par le développement local, j’étais consultant en développement local. Donc nature et développement local ça nous donne développement durable. Je suis très militant pour la création d’association. Je voulais mettre du social, de l’environnemental, de l’écologie tous ensemble.
Espaces est arrivée juste après 1992, le sommet de Rio, vu qu’Espaces est né en 1994. Participer à cette vie-là, c’est passionnant. »
 
-Les Hybrides : Quels sont les objectifs de l’association, les valeurs mises en avant du développement durable ?
-YF :
« On a l’aspect écologique : biodiversité, gestion de l’eau. Et on a l’aspect social en termes de réinsertion sociale.
Espaces c’est l’aide à l’accès à l’emploi. On invente les emplois de demain. On a appris à la société à être plus réactive. Cela ne sert à rien de créer des emplois qui ne servent à rien, qui existent déjà. On invente des espaces, les installations de l’Ile Seguin sont là grâce à nous en ce moment. Notre défi c’est de pérenniser, créer des savoirs-faires et des emplois durables. Le paradoxe de la réussite d’Espaces serait qu’Espaces n’existe plus. Car la réussite d’Espaces tient à l’éradication du chômage. Aujourd’hui, les collectivités territoriales commencent à savoir gérer l’environnement. Il faut aussi s’adapter sur les dimensions partenariales, notamment les collectivités territoriales car l’écologie c’est du partenariat. Notre objectif c’est de créer de nouveaux emplois grâce à l’environnement. Dans cette dynamique, on fait un travail sur le pigeon en ville.
Nous avons sorti trois topoguides : Ile Saint-Germain et deux sur le parc de Saint-Cloud. Il y a une forte demande de ce genre d’outils : guides, flyers, dépliants. On vend très bien les topoguides sur les stands lors d’événement auxquels nous participons. »

-Les Hybrides : Pouvez-vous nous parler plus en détails de la balade sur les berges de Seine.
-YF :
« Sur les balades, l’idée originel d’Espaces est de montrer les berges de Seine aux habitants. C’est un site qu’on réintègre dans la ville. Espaces est dans cette logique de ramener les berges dans le centre ville. Les berges de Seine constituent un enjeu majeur pour les acteurs du territoire. Elles sont au coeur de la démarche de gouvernance de l’eau engagée depuis plusieurs années.
Espaces entretient les berges depuis 1995 entre Paris et Puteaux dans le cadre de chantier d’insertion pour des personnes en situation de précarité et d’exclusion. Durant leur parcours, les personnes en réinsertion bénéficient d’une formation aux métiers d’entretien des milieux naturels et acquièrent ainsi un savoir-faire pouvant leur permettre de retrouver un emploi. C’est un chantier d’insertion important qui attire les gens. A l’origine, les berges étaient des lieux de meurtre, mal fréquenté et Espaces essaye de les réintégrer à la ville pour que les gens vivent le lieu.
Il faut que ça devienne un lieu vécu. C'est devenu une histoire de vie une fois qu’on y est allé. Cela permet aussi de faire visiter un lieu de transition. Ce sont des lieux qui parlent, qui évoquent quelque chose de fort chez les gens. On est dans un aménagement de type quaasi ethnologique.
La pratique sociale très importante et l’aspect culturel doit être intégré, il faut une ouverture à l’art. Cette activité nous tient vraiment à coeur car elle permet au gens de pouvoir mieux découvrir leur environnement et ainsi faire que les berges de Seine deviennent un lieu vécu par les habitants. »

Portrait de Vita Sylvae Conservation

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Présentation de l’entrepreneur et de l’association :
 
Bertrand SICARD est le fondateur de l’association « Vita Sylvae ».
Voici comment il a été conduit à s’engager dans cette démarche : « Les forêts vierges ou très vieilles forêts, je les ai découvertes en 2004, alors que nous étions en billebaude naturaliste avec un des mes amis biologistes, Vincent Vignon, à qui je dois beaucoup. Nous parcourions les différents massifs forestiers du Maramures à la rencontre de la faune locale, loups et lynx… Vincent m’a dit en balayant des yeux son environnement “regarde bien cette forêt, elle est exceptionnelle, elle est de structure primaire". En effet, des jonches au sol, de nombreux arbres morts, et des arbres immenses nous entouraient. Ce fut pour moi le coup de foudre. Ces longues futaies de hêtres donnaient une lumière particulière, ces immenses arbres en décomposition y rendaient l’atmosphère presque feutrée et le vent circulait différemment. C’était la richesse dans le chaos. Un peu une caverne d’Alibaba pour naturaliste ! D’années en années, j’ai beaucoup appris sur ces forêts, sur le fait qu’elles ne bénéficiaient d’aucune protection particulière et qu’elles étaient en grand danger de destruction. C'est cela qui m'a amené à fonder Vita Sylvae Conservation ».
 
Résumé de l’entretien
 
-Groupe d’étudiants « MNMA » : Procédez-vous à une action de sensibilisation ? On quoi cela consiste-t-il?
-Bertrand SICARD :
« Pour l'instant, la sensibilisation passe surtout par le site Internet de l'association. Nous essayons de le tenir à jour régulièrement avec des informations sur la déforestation et la diminution de la biodiversité en Europe, ce qui contribue à sensibiliser les plus de 500 visiteurs mensuels (un chiffre qui est plutôt encourageant, car le site n'a été crée qu'en juillet dernier). Sinon, à long-terme, le projet comprend aussi un volet de mise en valeur des traditions locales sous l’angle de leur symbiose avec l’environnement naturel, via la création d'un éco-centre. Un programme de recherche en collaboration avec les universités sur les thèmes de la biodiversité et de l’éco-anthropologie est envisageable dans un deuxième temps. Mais, comme la collecte de fonds vient de démarrer, ce volet n'a pas encore été développé ».
 
-MNMA : Que proposez-vous à ceux qui veulent contribuer à votre projet ?
-BS : « Tout d’abord, c’est un projet fédérateur pour les entreprises françaises autour du thème de la forêt, à démarrer avec l’année internationale de la forêt (2011). Ensuite, un contrat de mécénat ouvrant une libre utilisation du projet au plan de communication de l'entreprise mécène. L’association a un comité de suivi du projet. Enfin, un accès privilégié à l’éco-centre dès son ouverture ».
 
-MNMA : Peut-on participer aux missions de l'association autrement que par le don ? Peut-on agir par exemple en donnant de son temps?
-BS : « Oui. Tout type de contribution est le bienvenu que ce soit des compétences en informatique, networking, fundraising...etc. »
 
-MNMA : Est-il possible d'être membre de Vita Sylvae Conservation le temps d'une journée ?
-BS : « Non, cela ne nous semble pas pertinent ».
 
-MNMA : Est-ce que les personnes travaillant au sein de Vita Sylvae Conservation sont en général des personnes originaires de la région dans laquelle la structure est implantée ?
-B.S : « L'association Vita Sylvae Conservation a une particularité : elle a été créée en France, mais son objectif est la préservation des forêts de l'Europe Centrale. La plupart des membres est donc d'origine française. Néanmoins, après plusieurs visites de terrain, nous avons un réseau roumain de plus en plus développé ».
 
-MNMA : Enfin, pensez-vous contribuer au développement local de la région dans laquelle est implantée l'association? Si oui, comment ?
-BS : « Nous pensons contribuer au développement local des régions que nous défendons, notamment dans les Carpates Orientales. Notre objectif est de développer un tourisme soutenable, l'artisanat et le commerce local, dans un respect total des équilibres naturels locaux ».
 

Portrait de « Invited In Paris »

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Présentation de l’entrepreneur :
Edwige KUSTER (photo). Ses postes précédents : ingénieur et professeur de langue française. Elle a été amenée à s’engager dans une démarche davantage solidaire après une expérience personnelle et professionnelle acquise aux Etats-Unis. Elle a ainsi voulu reproduire la même chose en France.

Présentation de la démarche :
Valeurs mises en avant par la démarche :
Rencontres avec des étrangers
Montrer la culture parisienne sans passer par les hôtels et les restaurants
Passer des moments agréables

- Aspects novateurs et originaux de la démarche :
Introduire l’apprentissage de la cuisine dans un simple déjeuner

- Comment la démarche est présentée, par l’acteur : Tourisme Participatif
par les autres supports de communication : Tourisme solidaire, durable
 

Portrait de « VoulezVousDîner.com »

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Présentation de l’entrepreneur :
Renaud MAIGNE, avant d’être engagé dans l’association « Voulez-Vous Dîner », était consultant en transports et logistique pendant 10 ans.
Il a été conduit à s’engager dans une démarche durable grâce aux dossiers et projets traités dans le cadre de ses études en Angleterre (3 ans). Il était amené à voyager et côtoyer des étrangers, ce qu’il a voulu partager et faire vivre aux touristes. C’est l’expression d’une très bonne expérience personnelle et professionnelle.

Présentation de la démarche :
 
- Valeurs qui sont mises en avant par la démarche :
Esprit d’un nouveau concept : le réseau social
Mettre en relation le touriste avec les Parisiens

- Aspects novateurs et originaux de la démarche :
Développer cette démarche a l’étranger

- Comment la démarche est présentée par l’acteur et par les autres supports de communication :
Tourisme durable, solidaire, participatif dans lequel interviennent des acteurs locaux, privés et publiques.

Portrait de « Silent Arena »

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Présentation de l’entrepreneur :
Leader mondial, Silent Arena dispose de plus de 15 000 casques Audio HF sur ce marché et a la capacité de réaliser plus de 10 soirées événementielles différentes par jour!
Bruno Ranc, commercial chez Silent Arena, fournisseur de casques pour une Silent Disco ou Party.

Qui est Silent Arena ?
Silent Arena est le plus important fournisseur de Silent Disco dans le monde avec une capacité de plus de 15 000 participants. Silent Arena s'est produit avec son concept de Silent Disco, à travers l'Europe et dans une bonne partie du monde (festivals, clubbing, soirées événementielles…). Composé d'une équipe d'ingénieurs du son et de DJ très expérimentés, Silent Arena vous offre les plus belles soirées. Silent Disco, une nouvelle expérience interactive inoubliable.


Résumé de l’entretien :
 
-Groupe d’étudiants, Springbreack : Qu’est-ce qu’une Silent Disco ?
-Silent Arena :
« Silent disco est un nouveau concept unique en son genre qui éclipse le système traditionnel de haut-parleur utilisé dans les boîtes de nuit, les festivals et les soirées événementielles. En effet, nous remettons à chacun (e) un casque Audio HF. Deux D.J. jouent simultanément sur deux canaux indépendants, ainsi vous choisissez la musique que vous voulez écouter ! Pour un changement d'ambiance en live d'un Dj à un autre, il vous suffit de tourner le bouton. Imaginez être entouré de centaines de personnes qui dansent et chantent mais, apparemment, sans aucune musique! Imaginez voir et écouter une foule de gens chantant deux chansons différentes simultanément! »
« Une expérience unique, novatrice et divertissante »
-SpringBreack : Comment cela fonctionne-t-il ?
-S.A :
« Nous enverrons une équipe de techniciens et de DJ’s à votre soirée, avec le nombre de casque audio HF souhaité. Après une mise en place technique des équipements DJ, ainsi que la connexion des régies à notre émetteur, nous sommes prêts pour débuter la soirée.
Nos régisseurs casques remettent à chaque participant, un casque audio HF, la soirée peut alors commencer. Place au DJ pour enflammer le « dance-floor » ! En fin de soirée, nous récupérons nos casques auprès du public à sa sortie. »
 
-SpringBreack : Pourquoi produire une Silent Disco ?
-S.A :
« Une soirée “Silent Disco” offre une expérience unique, novatrice et divertissante ! Si vous voulez essayer un nouveau concept : offrez une expérience inoubliable et festive à vos soirées et événements, SilentArena peut répondre à tous vos projets et budgets… »

-SpringBreack : Avez-vous une politique développement durable ?
-S.A :
« Vous pouvez découvrir la politique environnementale développée par Silent Arena et comment nous nous efforçons de protéger l'environnement
Chez Silent Arena, nous nous soucions réellement de l'environnement et nous avons toujours cherché à faire de notre mieux pour réduire notre impact.
Nous recyclons tous nos déchets, nous imprimons seulement les documents nécessaires, tous nos ordinateurs sont de faible consommation en énergie et même nos sites Web sont hébergés sur les serveurs neutres en CO2.
Nous recyclons toutes les batteries que nous utilisons, veillons à ce qu'aucun métaux nocifs et produits chimiques ne soient libérés dans l'environnement et que tout le matériel utile soit recyclé pour être réutilisé. Enfin, pour chaque SilentDisco que nous effectuons à travers le monde, nous allons acheter une moitié d'une acre (entre trente et soixante ares) de forêt tropicale humide, qui est ensuite donnée aux collectivités locales pour un entretien durable.
La superficie de la moitié d'une acre anglaise de forêt tropicale humide est environ équivalente à la superficie de 8 courts de tennis et neutralise environ 50 tonnes de CO2 tout en protégeant les milliers d'animaux qui y vivent! »

Portrait de Mode et Handicap

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Présentation de l’entrepreneur :
Chris AMBRAISSE BOSTON est un jeune entrepreneur de 28 ans créateurs et dessinateur de l’association Mode et Handicap mais aussi du label A&K classics. Il effectue ses études de mode à Paris, à chardon Sava et ensuite à l’atelier Letelier. A la fin de ses études il se lance en free lance durant un an avant de se pencher à partir de 2004 sur un projet plus engagé, En 2005 il obtient un financement du fond Social Européen (FSE) et crée l’association Mode et Handicap.

Présentation de la démarche de l’établissement dont la personne est responsable :
Chris AMBRAISSE se lance dans son projet après sa rencontre avec un handicapé qui lui a ouvert les yeux sur le manque de vêtements adaptés aux handicapés. Il décide donc de se spécialiser dans les vêtements pour handicapés ; de là il se lance dans des recherches. Pendant deux années avec l’aide de médecins, d’handicapés, et de partenaires publics il collecte des informations en vue de lancer son projet. Mode et Handicap lance son premier défilé en Mai 2008 avec une collection dédiée aussi bien aux handicapés qu’aux personnes valides. Le but de l’association est donc la création de vêtement pour les handicapés. Au delà de l’aspect créatif, il ya toute une politique de sensibilisation et d’intégration. L’association emploie actuellement 2 stagiaires et 2 autistes. L’association joue ainsi un rôle majeur dans l’insertion et la reconnaissance de cette partie de la population souvent oubliée ou mal prise en compte.

Résumé de l’entretien :

-Groupe d’étudiants, Hapy Green : Pourriez- vous nous expliquer en quoi votre association est inscrite dans une démarche de développement durable ?
Chris Ambraisse Boston :
« Notre production s’adresse à un public divers, mais comme le nom de l’association l’indique nous ciblons en particulier un public handicapé. Notre association travaille actuellement avec deux jeunes autistes. Nous essayons tant bien que mal de les intégrer et de les former au métier. Nos défilés sont aussi ciblés sur l’intégration puisque nous faisons appel aussi bien aux personnes handicapés qu’aux personnes valides. Nous sommes dans une démarche participative puisque nous sommes conscients que cibler uniquement un public handicapé pourrait réduire l’écho de nos prestations. Alors nous essayons de réunir un large public autour de ces thèmes choisis. »

-Happy Green : Quelles activités proposez-vous aux touristes ?
CAB :
« Nous n’avons pas d’activités spécialement dédiés aux touristes. Nous effectuons notre programme généralement en partenariat avec les mairies et d’autres intervenants ou sponsors. Nous sommes souvent invités, dernièrement au salon de l’handicap, et le fait que nous gagnons en reconnaissance nous permet aujourd’hui de visiter plusieurs pays d’Europe. Nous avons par exemple un cahier de charge qui nous oblige à effectuer des prestations dans une vingtaine de villes européenne, et comme nous nous déplaçons généralement pour des évènements particuliers, nous somme en contact avec des touristes tout en étant un peu touristes nous même. »

« Le marché manque cruellement d’offres adaptées aux handicapés »
-Happy Green : Qui sont vos partenaires exactement? CAB : « Nous travaillons en étroite collaboration avec les mairies. Elles nous fournissent les autorisations et généralement les locaux. Le fait que nous ayons fait nos preuves nous permet aussi d’avoir des subventions ou d’obtenir les matières premières grâce au parrainage de grandes marques de vêtements. Après pour les besoins des défilés nous faisons appel à notre carnet d’adresses ou alors nous faisons une annonce dans des journaux. »

-Happy Green : Quel territoire couvrez-vous ?
CAB :
« Comme je l’ai déjà dis nous travaillons plus avec les mairies. En France nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous produire ailleurs qu’à paris, cependant l’idée ne nous déplairait pas. Mais jusque là nous voyageons beaucoup en Europe (notamment en Italie, en Belgique et en Allemagne) et pourquoi pas bientôt encore plus loin. »

-Happy Green : Que pensez-vous d’un séjour « A vos sens partez » pour un Handicapé ?
CAB :
« C’est une excellente idée, la demande est beaucoup plus grande que l’on ne le pense. Actuellement il ya que 5 associations reconnues spécialisés dans le domaine de la mode. Le marché manque cruellement d’offres adaptées à ces personnes qui sont souvent laissées pour compte. Un tel séjour ne peut qu’avoir un écho et des retombées positives. »

-Happy Green : Quelles pistes pourriez-vous nous donner pour avoir un séjour vraiment cohérent, ludique et convivial mais surtout durable ?
CAB :
« Il y a beaucoup de notions à intégrer et à prendre en compte. Déjà il faut définir plusieurs pôles et évoluer en thématique, c’est ce que je fais et jusque là ça marche plutôt bien, ensuite il faut absolument tenir compte de l’aspect participatif des touristes, tout comme pour de simples visiteurs, il faut les impliquer et les pousser prendre conscience des difficultés de vie des personnes handicapés. Enfin, dans le cas d’un séjour touristique, il faut les sensibiliser tout en conservant un caractère jovial et ludique, je ne pense pas que vos touristes souhaitent repartir déprimés, non, il faut trouver la bonne formule qui combine activité ludique et instructive...Mais ça c’est votre travail (rire) »

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